Problématique de l’ambivalence du secteur informel des déchets (éclairages à partir de la ville de Cotonou)
Loading...
Date
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
La problématique qui sous-tend cet article est au cœur du débat sur la place du secteur informel dans le système-déchets, abordé sous un angle encore peu exploré : à la fois générateur et récupérateur de déchets solides urbains. Le secteur informel constitue une importante niche « rudologique» dont le volume reste peu connu faute de quantification. Les rares travaux réalisés évaluent à entre 15 et 70 % la part des déchets du secteur informel dans le gisement global de déchets générés dans les grandes métropoles africaines. La part récupérée ou auto éliminée représente jusqu’à 41 % du gisement de la ville de Cotonou. Par ses activités de récupération, le secteur informel contribue fortement à la réduction des flux de déchets. Echappant à la fiscalité officielle, le secteur informel s’exonère aussi de sa contribution au financement du service d’assainissement. La stratégie de gestion préconisée est axée d’une part, sur la promotion des instruments économiques inspirés du principe pollueur/payeur et d’autre part, sur le renforcement des instruments juridiques et réglementaires, notamment en ce qui concerne les plastiques et les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).
