L'éducation à la vertu stoïcienne, synonyme de l'éducation à la paix
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Dans le souci de rendre tout homme heureux, le Portique a élaboré une philosophie qui consiste à former à la vertu. A l’instar du socratisme, il a affirmé, lui aussi, que la vertu suffit pour assurer le bonheur. Sénèque, l’un des grands philosophes stoïciens de la Rome impériale, a réduit toute la philosophie à l’éducation de l’âme. Dans son développement, il a affirmé comme ses prédécesseurs que la quête du bonheur réside dans la vertu qui est « une âme éduquée et instruite, que de perpétuels exercices ont conduite au sommet de la perfection. » De ce fait, il s’agit d’acquérir la sagesse à partir de la réalisation de soi afin de se mettre au service de ses semblables. En un mot, le progrès individuel doit nécessairement s’accompagner du progrès social ; et c’est justement dans cette perspective que le précepteur de Néron a défini la sagesse comme « l’institutrice des âmes, qui n’a pas produit les armes, la fortification, tout ce qui sert à la guerre, mais qui plaide pour la paix et appelle le genre humain à la concorde. » Là se trouve l’éducation à la vertu, procurant la tranquillité de l’âme, comme la condition nécessaire et suffisante pour bâtir la paix, relativement au fondement de l’éducation à la paix définie par l’UNESCO(1945) : « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. »
