LES SCIENCES DE L’EDUCATION À L’ÉCOLE AFRICAINE : VERS UNE RECONSTRUCTION DE L’HÉRITAGE PERDU
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Depuis le colloque du Caire organisé par l’Unesco en 1974, il devrait avoir un
paradigme scientifique africain reconnu et présenté dans tous les ouvrages scolaires
et universitaires. Cela n’est malheureusement toujours pas le cas. L’héritage
scientifique africain demeure méconnu, du fait d’une éducation à la fois falsifiée et
extravertie qui a conduit Woodson (1933) à conclure à une dés-éducation du Noir
qui, chez Boko (1998), devient la mal-éducation et la sous-éducation. Dans toutes
les disciplines, notamment en Sciences de l’Education, on enseigne et forme
l’Africain comme s’il était un occidental, le déconnectant ainsi de son identité
culturelle profonde. Il est pourtant prouvé qu’il n’y a point de réalisation de soi sans
connaissance de soi. Il est indispensable, pour une meilleure autoréalisation, que
l’éducation et la formation soient des occasions d’une meilleure connaissance de soi
afin de mieux se réaliser. La documentation, pour ce faire, est massive et il ne tient
qu’aux universitaires africains de savoir l’exploiter. C’est la raison pour laquelle,
prenant l’exemple des Sciences de l’Education, nous montrons comment les savoirs
qui y sont transmis actuellement en Afrique et au Bénin sont totalement
occidentalisés alors que le modèle diopien de l’identité culturelle nous permet une
transmission des savoirs respectueuse de la continuité historique.
