L’EXPLORATION DE LA SPIRITUALITE EN SALLE DE CLASSE
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Il est frappant de constater que les missions de l’école contenues dans les documents officiels de l’école ignorent pratiquement la spiritualité. Aucune place n’est donnée à la voix de la spiritualité dans la discussion à l'école et dans l'ensemble des sujets débattus. Ce manque considérable, s’il arrive à être comblé, peut créer le lien constructif entre le vivre ensemble et l’existence spirituelle en salle de classe. En d’autres termes, c’est faire une place à la spiritualité à l’école en mettant en place un dialogue spirituel d’une part, et savoir ce que le qualificatif « spirituel » ajoute au cheminement scolaire de l’élève d’autre part. La vie spirituelle est une force qui affecte toute la vie, incite l’élève à mieux se connaitre, se comprendre, unifier son être et acquérir une large liberté intérieure. Elle entretient l’élève de sentiments d’empathie, de compassion, d’acceptation de différences et d’expériences, d’où l’importance d’en discuter dans le contexte scolaire.
Le vivre ensemble à l’école ne dépasse pas l’étape de la morale. La dimension collective de l’école est une situation favorable pour que les enfants apprennent à dialoguer entre eux et avec des adultes et à prendre leur place dans les échanges.
Le développement spirituel, moral et social aide les enfants à se respecter mutuellement, en améliorant leur compréhension et leur connaissance des autres. Il aide également les élèves à acquérir de l’appréciation et du respect envers eux-mêmes et envers les autres, de manière à promouvoir la tolérance et l’harmonie.
Penser que la spiritualité n’a pas sa place à l’école, c’est se condamner à une perception technocratique de l’éducation où la «gestion de classe», l’obtention de compétences «utiles» et la transmission des savoirs l’emportent sur la formation de futurs adultes en quête d’une définition du sens de leur propre existence.
En définitive, le principal résultat auquel conduit cette réflexion reste la découverte de la spiritualité des enfants. Cette nouvelle trouvaille n’est-elle pas un signe des temps ? Pour l’appréhender, ne faut-il pas comprendre l’enfance d’aujourd’hui, cet arbre de la vie et de l’espoir de demain ?
