Placer des jeunes filles en internat : contributions pour une socio-économie de l’éducation

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Plusieurs perceptions orientent le choix de l’internat. Que ce soit pour les parents ou l’Etat, l’internat apparaît comme un cadre d’espoir dans la réussite scolaire de la jeune fille. Mais il est important de s’interroger sur la vie en internat dans ses constructions et déconstructions sociales, culturelles. Cette recherche, quantitative et qualitative, s’est déroulée dans un internat public (le Lycée des jeunes filles Toffa 1er) et dans un internat privé (le Collège Notre dame de Lourdes) de Porto-Novo. L’échantillon, tiré des techniques non probabilistes par choix raisonné et par boule de neige, est constitué de 125 informateurs dont 78 élèves internes (de la classe de 3è en terminales), 15 enseignants, 06 personnels de l’administration, 06 cuisinières, 20 parents. L’enquête proprement dite s’est déroulée de novembre 2016 à juillet 2017. Plusieurs raisons motivent le choix de la vie en internat. Même si les performances scolaires de la jeune fille sont améliorées, la socialisation primaire, dévolue primordialement à la famille, peut être déconstruite et forger une personnalité nouvelle des élèves internes. Ce cadre de vie présente quelques limites dans l’intégration sociale et culturelle de la jeune fille.

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