Migrations contemporaines ou récentes et emplois dans l’aire culturelle Mahi de la pénéplaine au Bénin, Revue scientifique des Masters Intégration Régionale et Développement
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L’homme dans la quête de la satisfaction de ses besoins est soumis à une mobilité interne et externe à son milieu. Dans l’aire culturelle Mahi de la pénéplaine au Bénin, les migrations étaient traditionnellement insignifiantes, peu intéressantes et peu motivées. A contrario, celles contemporaines ou récentes du secteur d’étude répondent à des logiques sociales, culturelles, voire écologiques et autres. L’objectif principal du migrant contemporain est l’emploi. Existe-t-il des opportunités d’emplois dans l’aire culturelle Mahi de la pénéplaine au Bénin ? Arrive-t-il à concilier les atouts naturels et humains pour avoir un bien-être socio-économique ? Plusieurs techniques comme la recherche documentaire, les interviews, les entretiens, les entrevues, le sondage, le focus group, l’observation et l’échantillonnage, les outils de recherche tels que le questionnaire, le guide d’entretien, la grille d’observation ont permis d’enregistrer des résultats. En effet, dans le secteur d’étude, les migrants exercent des activités agricoles (agriculture, l’élevage notamment) et des activités non agricoles (artisanat, petits commerces, transport, couture, coiffure, services dans des boutiques, des cafeterias, des maisons, dans le concassage de roches cristallophylliennes, etc.) à l’interne comme à l’externe. Les facteurs naturels de production (climat, sols, végétation, faune, hydrographie, etc.) et ceux humains et organisationnels (main-d’œuvre abondante, population jeune, existence des institutions, etc.) sont favorables. Le secteur non agricole est dominant avec 98,2 % des migrants internationaux dans le secteur informel, 63,2 % sont propriétaires des boutiques, 75,3 % des bacheliers migrent vers les centres universitaires. En outre dans le domaine agricole, 3, 2 % des migrants associent l’élevage à l’agriculture et utilisent la culture attelée. Les migrations des hommes ont entraîné la féminisation des activités agricoles. Il a été révélé que 75,8 % sont satisfaisants de leurs revenus. Mais les populations sont confrontées à des obstacles comme les conflits entre agriculteurs et éleveurs migrants, la pollution de l’environnement avec l’essence frelatée, les intoxications avec la vente des médicaments frelatés, l’insécurité avec les braquages, les vols à mains armées qui commencent par développer une xénophobie à l’endroit des migrants. La gestion participative de la chose publique, la décentralisation et la déconcentration administratives et économiques contribueront à créer plus d’emplois pour les migrants et non migrants.
