DESCRIPTION DU EKPOSƆSƆ ET DU AMƐSHIHWƐƉEƉE OU LA PRATIQUE DU LEVIRAT ET DU SORORAT EN MILIEU AJA : ENTRE REGRESSION ET DIGRESSION

dc.contributor.authorYEBOU, Elie
dc.date.accessioned2026-06-02T16:06:57Z
dc.date.available2026-06-02T16:06:57Z
dc.date.issued2022
dc.description.abstractLes personnes d’une même famille manifestent une certaine solidarité entre elles à travers certaines pratiques dont la description intéresse la présente réflexion. En effet, comme les mariages et les naissances constituent des moments festifs dans les familles, de même, les décès et le lévirat sont des périodes pénibles, de tristesse et de solitude ; et pourtant il faut vivre ces moments qui sont des faits de société. Les personnes éplorées sont soutenues par des voisins ou des membres de leur famille qui manifestent à leur égard la solidarité, la compassion et partagent les douleurs à travers des assistances physiques, morales, spirituelles et financières. Le défunt ou la défunte laisse à la charge de son épouse ou de son époux des enfants qui ont une fois encore besoin de leur père ou de leur mère. Mieux, la maison du défunt doit être gardée afin que ses traces ne disparaissent point ; d’où l’imposition du lévirat ou du sororat selon la zone de provenance des acteurs. Le lévirat est pratiqué dans plusieurs milieux en Afrique. Mais le sororat est une autre manche du mariage qui est pratiquée dans certains espaces de l’Afrique également. La présente étude vise à étudier la pratique du lévirat et du sororat en milieu aja. La théorie utilisée est celle du culturalisme de Jean François (2002), de Ruth Bénédict et al (2019), qui ont montré comment l’individu est entièrement façonné par la culture du groupe dont il est issu ; de Houis (1977) et de Tchitchi (2008) qui s’appuient sur les réalités africaines pour transcrire les langues africaines. De là, nous sommes allé sur le terrain dans l’espace aja, dans les départements du Couffo, du Mono, du Zou, de L’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé. Nous avons interrogé des personnes d’un certain âge pour qu’elles nous décrivent les deux pratiques en insistant sur celle qui est en vogue dans leur milieu. Les résultats obtenus révèlent que le lévirat est ancré dans la culture aja car la succession au trône est guidée par le système patriarcal alors que le sororat se retrouve ailleurs surtout dans les pays où le pouvoir est basé sur le système matriarcal. Les aspects linguistiques et sociologiques de la réflexion ont révélé les avantages et les limites de ces pratiques de même que les procédés qui ont conduit à la formation des termes de ekposɔsɔ et amɛshihwɛɖeɖe. On en déduit que le lévirat est pour la famille du défunt ce qu’est le sororat pour la famille de la défunte.
dc.identifier.otherBECDB-16473
dc.identifier.urihttps://dspace.uac.bj/handle/123456789/13827
dc.language.isofr
dc.relation.ispartofLIGNE ÉDITORIALE
dc.subjectdescription
dc.subjectekposɔsɔ
dc.subjectlévirat
dc.subjectdigression
dc.subjectrégression
dc.titleDESCRIPTION DU EKPOSƆSƆ ET DU AMƐSHIHWƐƉEƉE OU LA PRATIQUE DU LEVIRAT ET DU SORORAT EN MILIEU AJA : ENTRE REGRESSION ET DIGRESSION
dc.typeArticle

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