L’apartheid en Afrique du sud : les États complices d’un crime (1948-1991)

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En 1948, l’apartheid est instauré en Afrique du Sud. Face à cette décision contraire aux idéaux contenus dans la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée la même année, la communauté internationale se mobilise avec, comme porte flambeau, l’Organisation des Nations Unies. Des sanctions ont été votées contre ce pays dans de nombreux domaines pour le contraindre à abandonner sa politique ségrégationniste. Mais de nombreux Etats, qui se disent avant-gardistes des droits humains, ont collaboré durant des décennies avec les différents gouvernements sud-africains au mépris des embargos émis par les Nations Unies. L’objectif de la présente étude est de mettre en exergue le double jeu de certains pays qui disaient lutter contre l’apartheid, mais collaboraient activement dans l’ombre avec l’Afrique du Sud. La méthodologie adoptée est basée sur la recherche documentaire, l’enquête de terrain et l’analyse des données. De nombreux pays membres de l’ONU, y compris certains membres permanents du Conseil de sécurité, ont passé outre les embargos de l’institution et ont cautionné le crime de l’apartheid en collaborant avec les régimes sud-africains dans les domaines militaire et économique notamment. Par leurs faits, ils ont participé à la perpétuation du crime odieux de la ségrégation raciale et, perfidement, faisaient des droits de l’homme et de la ségrégation raciale leur cheval de bataille.

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