ETAT ET SOCIETE CIVILE DANS LE MARXISME : MARX ET SA POSTERITE PHILOSOPHIQUE.
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A partir de la critique de la représentation idéaliste mais aussi de
l’économie politique anglo-écossaise, Marx élabore sa propre analyse concevant
l’Etat en relation étroite avec la société civile. Cette appropriation matérialiste et
historiciste paraît une contribution originale renversant la théorie hégélienne de
l’Etat mais aussi poursuivant la définition de la société civile comme le lieu
d’expression de la lutte des classes. Elle représente l’Etat d’abord comme
l’expression politique de la société civile pour ensuite l’identifier à
l’organisation de la classe dominante. L’Etat est enfin défini dans un
mouvement synthétique comme le produit de la société. La classe dominante en
fait son instrument, son appareil du pouvoir d’Etat, bref sa « machinerie d’Etat »
avant de se métamorphoser en machine qui sauve de la domination d’une classe.
Le prolétariat s’en sert donc comme un levier de Révolution, un moyen
transitoire en vue de son émancipation. Marx annonce ainsi l’extraordinaire
richesse à venir des débats théoriques sur l’Etat et la société civile, menés entre
les figures de proue de sa postérité philosophique au nombre desquelles se
dégagent Lénine, Gramsci, Althusser et Poulantzas. Cette postérité renouvelle la
tradition marxiste en ouvrant des perspectives nouvelles en vue de la poursuite
desdits débats sur la question du pouvoir et de l’Etat au contact d’un capitalisme
en mutation constante.
