MOBILITE RESIDENTIELLE ET MOUVEMENTS PENDULAIRES ENTRE LA VILL E DE COTONOU ET SA PERIPHERIE NORD-OUEST : CAS DU PLATEAU D'ALLADA DANS LA COMMUNE D'ABOMEY-CALAVI AU SUD DU BENIN
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L'étalement urbain des métropoles vers les zones rurales
périphériques se caractérise de plus en plus par une mobilité
résidentielle des travailleurs et des migrations quotidiennes qui posent
des problèmes de circulation et de gestion de flux de travailleurs. Le
présent article vise à analyser l'ampleur de l'installation des nombreux
travailleurs dans des localités périurbaines et rurales de plus en plus
éloignées de la ville de Cotonou et l'étendue des migrations pendulaires
entre lesdites localités et la métropole du Bénin. Les méthodes utilisées,
à la fois descriptive et analytique, ont consisté à collecter des données
quantitatives et qualitatives auprès des personnes-ressources et d'un
échantillon de 408 travailleurs impliqués dans la mobilité résidentielle
et les migrations pendulaires dans 12 localités sélectionnées par choix
raisonné. Ensuite, un dénombrement systématique des migrants
pendulaires fait sur les cinq jours ouvrés de la semaine a permis
d'enregistrer le nombre de véhicules et d'actifs véhiculés sur 6 axes
secondaires. Les données ont été traitées avec des outils statistiques et
cartographiques et analysées à l'aide du modèle EPIR (Etat, Pression,
Impact, Réponses). Les résultats obtenus montrent qu'en moyenne, 192
travailleurs exerçant à Cotonou et sa périphérie immédiate s'installent
annuellement dans les localités rurales et périurbaines en raison du coût
accessible du foncier. En moyenne, 23 094 actifs migrent par jour et alimentent un trafic
variant entre 556 et 3566 Unités de Véhicules Particuliers (UPV). Le
flux important de personnes impliquées dans les mouvements
pendulaires engendre des difficultés de circulation sur un réseau routier
insuffisant, en partie dégradé et démuni de signalisations horizontales et
verticales peu fonctionnelles. Pour limiter les embouteillages récurrents,
les pouvoirs publics devront envisager d'autres alternatives pour
remédier aux contraintes qu'impose le déplacement en « pendulaire »
des travailleurs.
