ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, CLINIQUES ET THERAPEUTIQUES DES ATTEINTES OCULAIRES AU COURS DES TRAUMATISMES CRANIO-FACIAUX AU CHUD/BA

Abstract

Introduction : Au cours des traumatismes crânio-faciaux, plusieurs organes dont le globe oculaire et ses annexes sont souvent concernés à cause de leur position dans la partie antérieure de l’extrémité céphalique. Objectif : Etudier les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des atteintes oculaires dans les traumatismes crânio-faciaux au Centre Hospitalier Départemental du Borgou de Parakou. Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale à visée descriptive et analytique ; rétrospective sur 3 ans (1er Janvier 2011 au 31 Décembre 2013) et prospective sur 6 mois (1er Janvier au 30 Juin 2014). Ont été inclus les dossiers complets de tous les patients admis dans le service d’anesthésie, de réanimation et des urgences pour traumatisme crânio-facial associé à des atteintes oculaires et ayant bénéficié d’une consultation ophtalmologique. La classification internationale des traumatismes oculaires BETT (Birmingham Eye Trauma Terminology System) avait été utilisée. Résultats : La fréquence des atteintes oculaires dans les traumatismes crânio-faciaux était de 8,6%. L’âge médian était de 27,95 ans, avec une prédominance masculine (72,3%) et un pic entre 16 à 45ans. Les écoliers, élèves et étudiants étaient les plus touchés (31,3%). Les accidents de la voie publique ont été la circonstance de survenue la plus incriminée (60,8%). 10,8% des patients ont été vus dans les 6 premières heures. L’oeil gauche était le plus atteint (49,3%). Les lésions d’annexes étaient fréquentes (72,6%), avec 36,5% d’atteintes conjonctivales. Les traumatismes à globe fermé étaient les plus rencontrés avec en tête les contusions oculaires (83,7%). La rupture du globe (4,8%) était le principal traumatisme à globe ouvert (7,2%). Le traitement avait été médical (60%). Cinq patients (3,01%) avaient subi une énucléation. Quatre yeux (6,1%) étaient en état de cécité et trois patients (5%) ont gardé des séquelles anatomiques. Conclusion : Afin de réduire la fréquence et la gravité des lésions de l’oeil et ses annexes, il faut renforcer les actions de prévention à divers niveaux. Un meilleur équipement, une bonne répartition du personnel qualifié pourrait améliorer la qualité de la prise en charge.

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