REGARD CRITIQUE SUR LE FEMINISME ASSIMILE AU SEXE PAR LA VOLONTE DE LA FEMME DANS LE ROMAN BOJԐLԐNU DE APOVO
Abstract
Le féminisme est un mouvement social paru en Europe à la fin du XIXe siècle pour dénoncer la
contradiction entre l’idée de droits de l’homme et la subordination légale des femmes. Cette critique
sociale et politique des rapports de masculinité et de la féminité, résultat d’un mimétisme béat en
Afrique, n’a pas prospéré dans le rang des femmes intellectuelles. On peut s’interroger
sociologiquement sur les sources d’insatisfaction de la femme africaine, puisqu’elle a du mal à se
contenter de son sexe jusqu’au point de vouloir se rebeller contre la société africaine, considérée,
comme phallocrate. La démarche méthodologique est fondée d’abord sur la pluridisciplinarité, faisant
appel à la séquentialisation pour analyser le roman Bojԑlԑnu ; ensuite l’histoire de vie qui a permis
l’entretien avec un groupe de deux femmes : une styliste en contraste avec une ménagère. Prise de
ferveur face au dénouement de sa situation critique devenue prometteuse, la volonté de Ya Bogolonu
de s’ébattre sexuellement avec son bienfaiteur, qui l’a éconduite, se muera en une insolence dont
l’analyse tentera de s’interroger pour déterminer si dans l’euphorie de ses performances sociales et
professionnelles, la femme ne peut-elle pas avoir mal à son sexe.
