Thrombose spontanée d’une varicocèle droite à propos d’un cas

Abstract

Introduction : La thrombose spontanée d’une varicocèle est rare. Seuls 20 cas ont été répertoriés de par le monde depuis la première description de la pathologie faite en 1935 par Mc Gavin. Son diagnostic est rendu difficile par la similitude de ses manifestations cliniques avec d’autres affections scrotales aigues. Les auteurs rapportent un cas de thrombose spontanée d’une varicocèle révélée par une douleur scrotale aigue chez un jeune homme, à l’occasion duquel ils présentent une revue des éléments du diagnostic et des modalités thérapeutiques. Observation : Il s’agissait d’un jeune homme de 36 ans sans antécédent médico-chirurgical particulier, ayant consulté pour des douleurs testiculaires droites intermittentes évoluant depuis 4 jours avant son admission, sans notion de fièvre ni de traumatisme. L’examen clinique n’a noté qu’un cordon spermatique droit induré et douloureux. Le diagnostic de thrombose spontanée d’une varicocèle a été posé par l’échographie Doppler des bourses qui a noté une dilatation non compressible du plexus veineux pampiniforme droit avec présence d’un matériel endoluminal thrombotique échogène et une absence de flux doppler. Le traitement instauré était conservateur médicamenteux. Conclusion : Bien que les affections scrotales aigues soient pour la plupart classées au rang des urgences chirurgicales, le diagnostic, typiquement radiologique, d’une thrombose spontanée de varicocèle implique préférentiellement un traitement conservateur avec de bons résultats.

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