ELEVAGE ET DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE DANS LES MUNICIPALITES DE COTONOU, D’ABOMEY-CALAVI ET LEURS PERIPHERIES AU BENIN
Abstract
Une des réponses adoptées à la crise économique des années 80 dans les municipalités
de Cotonou et d’Abomey-Calavi fut la pratique de l’élevage. Cette activité
économique était considérée par une frange de la population comme une des solutions
à l’amélioration des conditions de vie. Certes nombre d’éleveurs sont arrivés à
résoudre certaines difficultés mais s’agit-il des solutions durables au point d’assurer
un développement socio-économique ? Pour répondre à ce questionnement plusieurs
techniques d’enquêtes comme des entretiens, des entrevues, des interviews, des focus
group et des observations ont été utilisées. Pour ce faire, un échantillon a été constitué
par l’usage de la technique de choix raisonné. En outre, les données recueillies ont été
traitées à l’aide de logiciels Word, Excel et Arc View. Enfin, le modèle d’analyse
SWOT a permis de mettre en relief les forces, les faiblesses, les opportunités et les
menaces de l’élevage dans le secteur d’étude. Il est à retenir que l’élevage a pris un
essor en quantité et en qualité surtout avec l’introduction des espèces améliorées car il
bénéficie des atouts naturels, humains et organisationnels. Ces facteurs ont permis à
2,8 % des éleveurs de se maintenir et à réellement améliorer leurs conditions de vie.
Cette proportion de réussite est faible car l’élevage est confronté à des contraintes
naturelles, humaines et organisationnelles que la majeure partie des éleveurs qui sont
pauvres n’arrivent pas à surmonter. C’est le cas par exemple des épidémies de la
grippe aviaire et de la peste porcine qui ont décimé une bonne partie des volailles et
des porcs en 2001, 2008 et surtout de newcastle en 2013. A cela, il faut ajouter les
problèmes de pollution qui sont à la base de la pratique de l’élevage. Ainsi, même s’il
y a eu une avancée sur le plan économique, le développement socio-économique sur
les plans social et environnemental reste un défi. Or l’incapacité à préserver
l’environnement menace à terme le progrès économique et social.
