Politiques et Pratiques Foncières et Engagement des Jeunes dans la Production de l’igname (dioscorea spp) en République du Bénin

Abstract

La culture d’igname, très exigeante en fertilité du sol, est de plus en plus confronté à la raréfaction des terres fertiles au Bénin. La présente étude analyse l’influence des politiques et pratiques foncières sur l’engagement des jeunes dans la production de l’igname en République du Bénin. Les données sont collectées à l’aide de questionnaires administrés à 383 producteurs d’igname du Département des Collines identifiés selon un échantillonnage à choix raisonné. Les résultats montrent que les politiques foncières en cours au Bénin sont fondées sur la loi n° 2013-01 du 14 août 2013 modifiée par la loi n° 2017-15 portant code foncier et domanial en République du Bénin. Ce code, sans remettre en cause les droits fonciers coutumiers, promeut la reconnaissance administrative des droits sur un terrain par la délivrance d’un certificat de propriété foncière. Les pratiques foncières en cours sont fondées sur le principe selon lequel la terre est un patrimoine sacré et commun de l’humanité. Le mode d’accès le plus répandu dans le département est l’héritage (55 %). Les lois foncières et les institutions étatiques et locales ont en commun l’avantage de garantir l’accès à la terre agricole et surtout la sécurité des propriétés foncières (R2 = 0,988). Quant aux us et coutumes et les institutions traditionnelles, ils ont en commun le mérite de faciliter l’accès à la terre (R2 = 0,997). Toutefois, les politiques et pratiques foncières en cours dans le département des Collines présentent des faiblesses telles que le monolinguisme des textes, le caractère oral des clauses, le faible niveau de fonctionnement des institutions de gestion du foncier, la corruption, la transhumance, le système de production de l’igname, le développement des plantations.

Description

Citation

Collections

Endorsement

Review

Supplemented By

Referenced By