Importance socioéconomique de la production et commercialisation d’oignon (Allium cepa L.) dans la commune de Malanville au Nord-est du Bénin
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Description du sujet. Au Bénin, le maraichage est érigé au rang des filières agricoles prioritaires et le premier Pôle de Développement Agricole (PDA) qui comprend la Commune de Malanville en constitue un des principaux Bassins
de production. Dans cette région, les espaces agricoles connaissent une transformation très remarquable qui menace à
long terme la productivité des principales spéculations maraîchères comme l’ognon.
Objectif. Cette étude vise à analyser l’importance socioéconomique de la production d’oignon dans la Commune de
Malanville.
Méthodes. Les données utilisées concernent les statistiques de production de l’oignon et les informations
socioéconomiques liées à la production de cette spéculation. A cet effet, un échantillon de 384 acteurs majoritairement
composés de producteur a été constitué. La méthode active de recherche participative (MARP) a été utilisée pour la
collecte des informations auprès des différents acteurs. A l’aide du test analyse de variance (ANOVA), les aspects
socioéconomiques de la production de l’oignon ont été mis en évidence.
Résultats. Les résultats de cette étude révèlent que la valeur marchande de l’oignon a aujourd’hui connu une
croissance impressionnante et sa production procure des revenus importants aux différents acteurs. Le producteur
moyen réalise une marge nette d’exploitation de 198.960 Fcfa/ha avec un taux de rentabilité interne (TRI) de 51,91 %
et une valeur ajoutée moyenne de 341.391±113.673 Fcfa/ha. Au cours de la campagne, le commerçant détaillant crée
une valeur ajoutée minimum de 38.500 Fcfa/an et de 246.700 Fcfa/an au maximum avec une moyenne de
138.555±128.436 Fcfa/ha. En ce qui concerne le grossiste, il crée une valeur ajoutée minimum de 870.400 Fcfa/an et
de 3.759.800 Fcfa/an au maximum et la moyenne de 2.559.700±1.351.631 Fcfa/ha au cours de la campagne de
commercialisation. Ce sont les grossistes qui créent plus de valeur ajoutée (de 870.400 Fcfa/ha à 3.759.800 Fcfa/ha)
suivis des producteurs (de 1.710.800 Fcfa/an à 4.972.600 Fcfa/an) et viennent enfin des détaillants (de 83.500 Fcfa/an
à 452.500 Fcfa/an).
Conclusion. Des efforts méritent d’être poursuivis pour réduire les risques et les coûts de production et améliorer les
marges bénéficiaires afin de rendre l’oignon de Malanville plus compétitif.
