Diversité de l’entomofaune du niébé (Vigna unguiculata (L.) Walpers) au Nord-Ouest du Bénin
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Abstract
Objectif : La culture du niébé est confrontée en milieu paysan aux problèmes d’abandon, de disparition et de
faible rendement de variétés liés à la forte pression des ravageurs en végétation et en stock. La présente étude
a permis d’évaluer la richesse et l’importance de l’entomofaune du niébé en végétation et en stock au Nord-
Ouest du Bénin.
Méthodologie et résultats : La méthodologie adoptée est basée sur des observations directes appuyées de
l’identification des insectes à l’aide des clés taxonomiques dans six parcelles paysannes de niébé. Une riche
diversité de 39 genres et espèces d’insectes, dont 30 ravageurs de feuilles, de fleurs et de gousses, six (06)
prédateurs et trois (03) parasitoïdes appartenant à huit (08) ordres et 27 familles a été identifiée. Les
Coléoptères sont les plus représentés à 33%, suivis des Lépidoptères à 18%, des Hétéroptères à 17%, des
Diptères et des Homoptères à 10%, des Hyménoptères et des Thysanoptères à 5% chacun, et enfin des
Orthoptères à 2%.
Conclusion et application des résultats : Les ravageurs identifiés en végétation sont à 90%, ceux de feuilles, de
fleurs et de gousses, parmi lesquels les ravageurs de fleurs et de gousses, bien que faiblement représentés à
37%, sont les déprédateurs les plus redoutables du niébé. Cette diversité de l’entomofaune du niébé indique
que les agrosystèmes de niébé hébergent assez de ravageurs et d’auxillaires de la culture. L’évaluation du
comportement phytosanitaire des cultivars de niébé au champ et en stock, suivi d’un test d’efficacité d’extraits
aqueux de plantes insecticides peut contribuer à réduire les pertes qualitatives et quantitatives de graines
causées par les thrips, les pucerons, les punaises et les bruches. Ce futur travail de recherche peut conduire à
l’élaboration de stratégies alternatives de lutte biologique contre les ravageurs de cette culture, qui permettrait
de préserver la faune auxilliaire et la santé humaine et de mieux sécuriser le rendement à un niveau proche du
potentiel.
