Promotion politique des femmes au Bénin : Les textes de lois à l’épreuve des faits
Abstract
La compétition électorale est un droit reconnu par les textes légaux en République du Bénin. Cependant, nombre de catégories sociales, principalement les femmes, peinent à jouir de ce droit civique. En effet, les résultats issus des élections sont souvent bien loin de ressembler aux fruits promis par les fleurs des textes de lois qui, dans leur application, semblent être méprisés, violés et orientés à des fins politicardes. Bien que ces textes subissent inopportunément des modifications au gré des dirigeants, aux motifs de mielleuses promesses faites aux femmes de les promouvoir à des postes électifs, la désillusion est souvent amère pour celles-ci. Ainsi, comme Thomas Hobbes, les hommes estiment que tous les moyens sont bons pour écarter les femmes de la gestion publique. Pour arriver à leur fin, ils se réfugient derrière la ruse et le vice de la culture : "la femme ne doit pas". Le sexe de l'État est forgé dans l'inconscient collectif et abusivement imposé aux femmes comme le montre le philosophe camerounais Foé N'Kolo (2002). L'objectif de cet article est de montrer que le pourcentage de femmes élues suite aux différentes élections constitue la preuve de la grande contradiction entre législation et pratique de promotion politique des femmes au Bénin. Cette réflexion est menée à travers une démarche herméneutique pour investiguer les textes de loi destinés à la promotion politique des femmes au Bénin et pour en dégager les faiblesses. Ensuite, un examen minutieux des causes profondes de la sous-représentativité des femmes à des postes électifs permet d'envisager d'autres paradigmes pour endiguer le mal de l'exclusion politique des femmes.
