Variation of Loranthaceae impact on Vitellaria paradoxa C. F. Gaertn. fruit yield in contrasting habitats and implications for its conservation
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Introduction. Le karité (V. paradoxa CF Gaertn.), une espèce endémique des forêts de
la savane soudanienne, prédomine dans les parcs d’Afrique de l’Ouest où la plante a une grande
importance socio-économique. Cependant, au cours des dernières décennies, le karité s’est révélé
menacé par des loranthacées, parasites de végétaux. Notre étude a cherché à comparer l’incidence
de ces parasites sur le rendement en fruits d’arbres de karité dans deux habitats différentiés. Matériel
et méthodes. Nous avons sélectionné 41 individus de karité faiblement infectés et 41 individus
fortement infectés, de taille similaire, dans deux habitats : une zone de végétation protégée et des
parcelles adjacentes non protégées. Certaines caractéristiques des karités comme le diamètre des
troncs à hauteur de poitrine, le diamètre de la canopée, la hauteur des arbres, la hauteur de la canopée,
le nombre de fruits récoltés, le nombre de souches de parasites par arbre et un indice calculé évaluant
l’impact du parasite sur la production de l’arbre ont été mesurés sur chaque individu de karité
sélectionné. Une ANOVA à deux voies a été réalisée pour comparer l’impact des parasites sur le
rendement en fruits des karités selon l’habitat. Des analyses de classification hiérarchique, canonique
discriminante et ANOVA unidirectionnelle ont été utilisées pour mettre en évidence les caractères
quantitatifs caractérisant les groupes de karité dans les habitats. Résultats. L’impact des loranthacées
sur le rendement en fruits des arbres n’a pas été significativement différent dans les deux habitats
considérés. Les caractères quantitatifs ont eu tendance à discriminer des groupes d’arbres de karité
dans les deux habitats. Les individus de karité des parcelles non protégées ont été principalement
caractérisés par un plus grand nombre de souches de plantes parasites par arbre et par un indice
d’impact sur le rendement plus fort, ce qui suggère que, dans ces parcelles, de plus nombreux plants
de karité ont été sensibles à l’impact des loranthacées sur leur rendement en fruits. Conclusion. Ces
résultats ont été utiles pour mettre en œuvre des plans de conservation des arbres de karité.
