TRANSHUMANCE ET INSECURITE TRANSFRONTALIERE DANS LA COMMUNE DE KETOU

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Chaque année, les pays côtiers d’Afrique enregistrent la descente des troupeaux en provenance de la zone Sahélienne. Cette étude vise à analyser les effets de la transhumance sur la sécurité transfrontalière dans la commune de Kétou. Pour conduire cette recherche, l’approche méthodologique adoptée s’articule autour de la recherche documentaire, les enquêtes de terrain, le traitement des données et de l’analyse des résultats à l’aide du modèle SWOT. Les résultats de cette recherche montrent que les principaux acteurs de la transhumance sont les éleveurs, les agriculteurs, les élus locaux, les responsables de Centre d’Action Régionale pour le Développement Rural (CARDER) et les agents de sécurités qui jouent des rôles spécifiques. Ce phénomène observé à Kétou est favorisé par sa position géographique, l’existence d’un réseau hydrographique assez dense et de la présence permanente de la végétation. Ainsi, la Commune enregistre à chaque année deux catégories de transhumants : 62 % qui sont des étrangers contre 38 % de nationaux. Selon 37 % des enquêtés, la transhumance constitue une source d’insécurité dans la commune. La destruction des produits agricoles et des biens matériels ont été enregistrées ces dernières années ainsi que des conflits meurtriers entre les éleveurs transhumants et les populations. En effet, 175 cas de décès ont été enregistrés entre 2010 et 2015. Il est donc urgent de renforcer le mécanisme de gestion des conflits de transhumance afin que la question de transhumance soit prise à bras le corps à travers la sensibilisation des acteurs directement impliqués (agriculteurs et éleveurs).

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