PROPRIÉTÉ FONCIÈRE ET URBANITÉ À ABOMEY-CALAVI (BÉNIN) : REGARD SOCIOLOGIQUE SUR L’EXIL URBAIN OU ÉVIDENCE D’UNE SECONDARITÉ

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La problématique de la propriété foncière à Abomey-Calavi ébranle des logiques opiniâtres d’acteurs en quête de diaspora pour de nouveaux modes résidentiels. Cette étude s’insère dans la socio-anthropologie de la Migration (Sociologie de l’Immigration de l’Ecole de Chicago (1892)) et permet de comprendre le processus complexe par lequel l’acteur lucide en perpétuelle soif de représentation, adopte l’exil urbain comme la quête d’une urbanité arlésienne. Une démarche exploratoire centrée sur l’observation participante, a porté sur 81 acteurs de catégories socioprofessionnelles variées. La transaction foncière aux fins de propriétés à Abomey-Calavi bouscule ainsi les structures ancestrales d’exploitation et de mise en valeur du patrimoine foncier. Une certaine urbanité, volonté d’émancipation mal négociée, accentue les pauvretés collatérales. S’affranchir de la pauvreté ambiante est hypothéqué pour tous les protagonistes par les réalités concrètes en intégration. La propriété et le souci de s’en prévaloir à Abomey-Calavi déstructurent ainsi les modes traditionnels d’occupation et d’utilisation des terres, en suscitant de nouveaux types résidentiels rédhibitoires de développement endogène. L’urbanité révèle ainsi un savoir-faire opérationnel, le néo citadin étant l'instrument essentiel d'une intersubjectivité possible, le bras outillé d'une relation créatrice qui le constitue sujet dans sa relation à l'autre. S’exiler urbain aurait, au demeurant, une fonction essentiellement politique : s'y joue finalement le rapport de chacun au monde, dans le comblement du vide.

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