Analyse des pratiques de production et qualité des poissons fumés commercialisés au sud-Bénin

Abstract

Cette étude vise à analyser les pratiques de production et évaluer la qualité des poissons fumés commercialisés au Sud-Bénin. A cet effet, une enquête a été réalisée auprès de trente (30) transformatrices spécialisées dans le fumage du poisson. Les données relatives aux espèces de poissons fumés, aux procédés et équipements de fumage puis aux contraintes des transformatrices de poisson ont été collectées sur cinq (05) sites de fumage préalablement identifiés (Calavi Kpota, Xwlacodji, Bohicon, Dangbo et Comé) à raison de six (06) transformatrices par site. Les qualités physicochimiques et microbiologiques de 60 échantillons constitués de quatre (04) espèces de poissons (Clarias, Tilapias, Maquereaux et Chinchards) les plus fumées et collectées de façon aléatoire ont été évaluées suivant des méthodes standards. Les résultats obtenus ont montré que les Clarias et Tilapias puis les Maquereaux et Chinchards sont respectivement les deux espèces de poissons locaux et importés les plus fumées dans la zone d’étude selon 65% des productrices. L’étude a permis de répertorier quatre technologies de fumage de poisson au Sud du Bénin : la technologie artisanale TA1 la plus pratiquée (100 % des transformatrices) suivie de la technologie TA2 (3,33%) puis les technologies semi-améliorées TSA1 (16,66%) et TSA2 (6,66%). Les technologies artisanales TA1 et TA2 sont essentiellement basées sur l’utilisation des foyers en tonneau métallique (100 %), en terre cuite et barrique (76,66%) et des foyers Nansou (3,33 %) tandis que les semiaméliorées TSA1 et TSA2 utilisent respectivement les fours FTT-Thiaroye et QualiSani avec du charbon comme combustible. L’analyse de la qualité physicochimique a révélé une variabilité entre les pH (6,24 à 7,4), les teneurs en eau (24,2 à 54,34 %), en protéines (38,64 à 53,68 %) et en lipides (2,38 à 16,63 %) des poissons fumés. Les indices de peroxyde des différentes huiles (11,63 à 23,85 meq O2/kg) indiquent un début d’altération dans les poissons fumés collectés. Les résultats microbiologiques ont montré la présence, des Germes Aérobies Mésophiles Totales (GAMT) (2,2 à 7,2 105 UFC/g), des Coliformes totaux (1,5 à 4,2 103 UFC/g), des Coliformes fécaux (<1 à 8,2101 UFC/g) et des Escherichia coli (2,8 à 8,2 UFC/g) pour la majorité des échantillons et présentent des valeurs non conformes à la norme exceptés les salmonelles qui sont absents. La nécessité d’améliorer les différentes pratiques s’avère donc nécessaire en vue d’obtenir les produits finis de qualité.

Description

Citation

Collections

Endorsement

Review

Supplemented By

Referenced By