LA FEMME, OBJET TRAINE, OBJET DE MORT : DEMONSTRATION A TRAVERS QUELQUES PIECES CHANTEES DES ARTISTES FON ET MAXI DU BENIN
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Tout le monde connaît la chanson de Cookie Dingler, « Ne la laisse pas
tomber, elle est si fragile, être une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile ».
Cette chanson pose nettement la problématique de la libération de la femme.
La femme peut-elle se libérer ? Ou encore, faut-il l’aider à se libérer ? Si oui,
à quelle hauteur ? L’objectif de cet article est de rapporter l’image que les
artistes traditionnels de la chanson se font de la femme et la manipulation
qu’ils font du vocable désignatif de la femme en langue fon. En effet, ce
vocable prévient implicitement du malheur qui pourrait provenir de la
collaboration avec ce sexe (« nyɔnnu » qui signifie littéralement « sache
boire »). Pour mener notre analyse, nous nous sommes fondé sur un corpus de
chansons de quelques chanteurs reconnus dont Alèkpéhanhou, Alokpon et
Lètriki, originaires de trois départements différents. La grammaire de texte,
les méthodes déductive et inductive ainsi que la sociocritique et la
psychanalyse nous ont servi d’outils méthodologiques pour parvenir au
résultat présenté en deux parties : la femme considérée comme la source des
maux, d’une part, et la femme considérée comme la grande faucheuse, d’autre
part.
