TRAFIC AUTOMOBILE, QUALITE DE L’AIR ET RISQUES SANITAIRES DANS LA VILLE DE PARAKOU AU NORD-BENIN
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La ville de Parakou, un peu plus au nord-Bénin connaît depuis quelques
années des problèmes de pollution de l’air liée au trafic automobile dont le
flux ne cesse de croître. Ce qui constitue un risque de santé publique, objet
de cette étude. Le contrôle technique des gaz d’échappement notamment du
monoxyde de carbone (CO), un gaz toxique et potentiellement mortel,
effectué sur 713 véhicules à essence révèle que 5,46 % de ces véhicules sont
des pollueurs. Ce sont pour la plupart des automobiles sans pots catalytiques,
vieilles en moyenne de plus de 15 ans qui utilisent à 69 % de l’essence de la
contrebande, une essence de qualité douteuse. Ainsi, le CO rejeté dans l’air
ambiant à Parakou présente parfois des valeurs au-delà de la réglementation
en vigueur. Ce qui dégrade fortement la qualité de l’air, affecte la santé
humaine et constitue un risque de santé publique. En dehors des usagers de
la route (automobilistes et motocyclistes), les agents de sécurité, les
vendeurs à la sauvette, les vendeurs installés aux abords immédiats des
carrefours et les mendiants, qui passent un temps relativement long (8 heures
moyenne) aux carrefours sont les plus exposés. Les principaux risques
sanitaires qu’ils encourent, à court terme sont les gênes respiratoires, la toux,
les irritations des yeux, les crises d’asthme, l’apparition de maladies
respiratoires et les irritations des voies respiratoires. A long terme, ils
pourront développer des maladies respiratoires représentant environ 5 % des
causes en consultation dans cette ville ou cardiovasculaires qui peuvent dans
les cas les plus graves conduire à la mort.
