EVALUATION DE LA PRATIQUE DE L’ANTIBIOPROPHYLAXIE PERI OPERATOIRE AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE ET DEPARTEMENTAL DE L’OUEME ET DU PLATEAU EN 2018
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Introduction : L’antibioprophylaxie péri opératoire a fait ces preuves dans la prévention des infections du site opératoire). Sa non-conformité aux
recommandations des sociétés savantes est responsable de l’émergence de germes multi résistants et d’une augmentation de la prévalence des infections du site opératoire.
Objectif : Evaluer la pratique de l’antibioprophylaxie
Matériels et méthode : Il s’est agi d’une étude transversale, sur une période de huit (08) semaines du 24 septembre au 23 novembre 2018. La variable
dépendante était la pratique de l’antibioprophylaxie. Le référentiel utilisé était les recommandations 2017 de la Société Française d’Anesthésie et de
Réanimation. Les variables indépendantes étaient les données sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques des patients. La saisie et l’analyse des données ont été réalisées avec le logiciel SPSS 21. Pour la comparaison des résultats, les tests de chi – 2 de Person ou le test de Yates ou encore celui de Fischer ont été utilisés. Le seuil de significativité était pour une p-value ≤ 0,05.
Résultats : Un total de 211 interventions chirurgicales ont fait l’objet de recueil de données.
La pratique de l’antibioprophylaxie était assurée par les infirmiers anesthésistes dans 89% des cas. La conformité de l’indication était de 65,5%, celle du choix de la molécule était de 12,5%. La voie d’administration, la dose initiale, le délai d’administration et la durée de l’antibioprophylaxie
étaient respectivement conformes dans 100%, 92,5%, 38% et 20% des cas. La conformité globale était nulle.
Conclusion : La conformité globale de la pratique de l’antibioprophylaxie au CHUD/OP est nulle. Les causes sont surtout la méconnaissance des
principes de l’ABP, la non disponibilité des molécules d’antibiotique dédiées, l’absence de protocole affiché dans les blocs opératoires et le déficit de
médecin anesthésiste.
