Influence des systèmes culturaux sur la gestion des maladies du maïs (Zea mays L.) au Sud-Bénin

Abstract

Le maïs est un aliment de base pour les populations au sud-Bénin. Au nombre des facteurs contraignant sa production se trouvent les ravageurs et les maladies. L’objectif du travail est de déterminer les systèmes culturaux permettant le contrôle des maladies du maïs au Sud-Bénin. Pour ce faire, une expérimentation a été conduite sur deux sites dans la commune d’Adjohoun. Le dispositif expérimental utilisé était un bloc aléatoire complet à quatre répétitions et à quatre traitements (Culture pure de maïs, association maïs-manioc, association maïs-arachide et association maïs-niébé). Les variétés de maïs utilisées étaient DMRESRW sur le premier site et Massahoué sur le second site. Les essais ont été conduits pendant quatre mois. Le labour en billons a été utilisé pour faire le semis. Les engrais NPK (15-20-15) et urée (46%) ont été appliqués aux 8ème et 30ème jours après la levée (JAL). Trois sarclages ont été réalisés aux 15ème, 35ème et 64èmeJAL. Les données collectées étaient relatives aux maladies suivantes : kabatiellose ; cercosporiose ; striure de maïs ; charbon de maïs ; fusariose de l’épi ; fusariose de la tige. Les résultats ont indiqué la présence des six maladies citées dans les différents systèmes de culture. Les cultures associées n’ont pas réduit l’incidence et la sévérité de la kabatiellose et de la cercosporiose. Par contre, elles ont réduit l’incidence de la striure de maïs, du charbon de maïs et de la fusariose de l’épi et de la tige. L’association maïs-niébé utilisant la variété Massahoué n’a pas réduit l’incidence de la fusariose de l’épi et de la tige. Les associations maïsmanioc et maïs-arachide ont respectivement réduit l’incidence de la striure et de la fusariose de maïs. L’association de cultures permet de réduire l’incidence de certaines maladies dans les systèmes à base de maïs.

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