Enjeux et défis de la gouvernance des aménagements hydro-agricoles au Niger: cas du périmètre irrigué de Konni

Abstract

La gestion des aménagements hydro-agricoles au Niger, rencontre des problèmes liés à la maintenance et à l’entretien des périmètres, aux déséquilibres dans la distribution de la ressource eau, aux conflits entre les exploitants et les structures chargées de la gestion. La réforme mise en œuvre à Konni met l’accent sur la cogestion des aménagements hydroagricoles par l’ONAHA et les organisations coopératives. Mais, les résultats tardent à se manifester. Cette recherche vise à analyser le rôle et les pratiques des parties prenantes dans le champ de l’aménagement hydroagricole au Niger. Elle s’appuie sur une approche méthodologique qui prend en compte la collecte des données, leur traitement et l’analyse des résultats. Le choix raisonné est la technique d’échantillonnage retenue pour la sélection des interlocuteurs afin de s’assurer de la qualité des acteurs interrogés. La taille de l’échantillon a été obtenue après l’atteinte du point de saturation de l’information. Au total, 96 personnes ont été interrogées. Les données recueillies ont été dépouillées et traitées ; les résultats ont été analysés suivant l’approche systémique et la démarche de diagnostic. Il ressort des résultats que dans la région de Tahoua, on dénombre 101 Groupements Mutualistes de Production regroupés dans 13 Coopératives, réparties sur 10 périmètres irrigués où sont implantés les aménagements hydro-agricoles. Les réformes opérées ont renforcé le statut de l’ONAHA tout en responsabilisant les coopératives. Dès lors, la gouvernance des aménagements hydro-agricoles au Niger est passée d’une forme centralisée à la cogestion par l’ONAHA et les organisations coopératives. De plus, la mise en place de l’association des usagers de l’eau d’irrigation introduit une distinction nette entre la gestion de l’eau et des infrastructures des aménagements avec les autres fonctions de production et de commercialisation. L’analyse de la configuration des parties prenantes révèle qu’il n’y a ni coordination, ni concertation entre elles. L’ONAHA devrait jouer efficacement ce rôle intégrateur de cadre de concertation et d’interface, mais en l’état actuel, les dispositifs ne le permettent pas.

Description

Citation

Collections

Endorsement

Review

Supplemented By

Referenced By