Aspects épidémiologiques, cliniques, diagnostics et évolutifs des enfants admis en Unité de soins intensifs pédiatriques au CHU-MEL de Cotonou
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Introduction : Le taux de mortalité infantile reste encore très élevé dans le service de pédiatrie du CHU
de la Mère et de l’Enfant-Lagune (CHU-MEL) de Cotonou. Dans le but de réduire cette mortalité, une
unité des urgences pédiatriques a été créée et a permis une meilleure prise en charge des cas reçus en
urgences souvent dans des états très critiques. Pour aller plus loin, une unité de soins intensifs pédiatriques a été mise en place. Après un an d’existence, le point de ses activités a été fait ici à travers les
données épidémiologiques, cliniques, diagnostiques et évolutives des enfants suivis dans le but d’apprécier les acquis et d’identifier les axes d’amélioration. Méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et analytique qui avait porté sur une année. Tous les patients admis dans le service
avaient été inclus. Les informations étaient collectées au fur et à mesure des examens des patients au
cours du séjour en USI. Les données étudiées étaient socio démographiques (âge, sexe, provenance,
mode d’admission dans le service de pédiatrie), cliniques (motif d’admission en unité des soins intensifs pédiatriques, diagnostic retenu) et évolutives (durée de séjour, évolution favorable, évolution favorable avec séquelles, transfert dans un autre hôpital et décès). Les proportions étaient comparées à
l’aide du test de chi carré et une valeur de p < 0,05 était considérée comme statistiquement significative. Résultats : Un total de 155 enfants avait été inclus sur la période d’étude sur un total de 2 450
admissions déterminant une prévalence de 2,8%. L’âge moyen des enfants était de 24 mois et la sexratio était à 0,9. Les principaux motifs d’admission étaient les états de mal convulsif et les états de
choc et les pathologies sous-jacentes étaient le paludisme grave et ou le sepsis sévère. L’évolution était
favorable sans séquelle dans 65,1% des cas et le taux de décès était 22,5%. Ces décès survenaient
surtout pendant les gardes ou les weekends. Conclusion : Une bonne prise en charge du paludisme
grave et des infections bactériennes sources de sepsis avec un accent particulier sur les stratégies de
prévention et une amélioration de l’organisation des soins pourraient permettre de réduire les décès.
