Dégradation des éléments de langue et culture dans l’espace gur Oti-VoltaOriental. Importance de leur restauration pour un développement durable
Abstract
Le présent article montre l’importance de la langue et de la culture pour le développement d’un
peuple par l’exemple de l’espace culturel gur Oti-Volta-Oriental. L’étude est partie du constat
que l’avènement de la colonisation des peuples a entrainé des transformations sociales
inquiétantes et brutales portées par des ruptures capricieuses d’avec leurs valeurs identitaires.
Les conséquences en sont qu’il n’y a eu aucune chance de survie culturelle authentique, ce qui
porte atteinte à l’identité des peuples. Les peuples de l’espace culturel gur Oti-Volta-Oriental
sont les grandes victimes de ces transformations: à tous les niveaux leur culture, sans cesse, est
en voie de disparition partielle ou complète, il ne reste à la culture de ces peuples de l’Afrique
de l’ouest que quelques éléments résiduels ou rudimentaires. Aujourd’hui, on vit au quotidien,
le profond regret d’une culture qui se noie, s’éloigne et échappe presque à tout le monde; ce qui
nous amène à nous poser la question suivante: de quoi les peuples de l’espace culturel gur OtiVolta-Oriental s’honorent-ils aujourd’hui? Cette question met en évidence le silence, l’absence
et l’indifférence avec lesquels ceux-ci répondent aux événements qui tiennent lieu de creuset
de célébration de l’identité culturelle. Il faut donc avouer que ces peuples traitent avec légèreté
et négligence leur patrimoine culturel et semble être convaincus de sa fragilité à résister à
l’universalisme culturel. Il faut donc explorer les pistes pour faire face à une telle situation.
L’article s’est ainsi penché sur la langue et la culture de ces peuples pour montrer leur
importance dans le développent d’un peuple. Il démontre que les faits linguistiques tels que les
contes, les devinettes, les proverbes, etc. et les différents pans de la culture à savoir l’artisanat,
la chasse, la pêche, la musique, l’art culinaire, la lutte traditionnelle, la natation, etc. sont des
potentiels facteurs de développement durable.
