Profil épidémiologique de la pratique cosmétique dépigmentante à Parakou (Bénin)
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La pratique de la dépigmentation volontaire est connue et est apparue il y a une cinquantaine d'années. Diverses
publications notamment des observations faites en région
parisienne, qui accueille des immigrés de nationalités
diverses, suggèrent que la dépigmentation volontaire se
pratique dans toute l'Afrique subsaharienne, surtout au Mali,
au Togo, au Burkina Faso, au Congo, au Sénégal, et en
Afrique du sud. Le but de cette étude était de déterminer les
caractéristiques épidémiologiques des pratiquants de ce
fléau dans la ville de Parakou. Il s'agissait d'une étude
transversale descriptive et analytique menée sur la période
allant du 1 avril au 30 septembre 2011. Elle a porté sur 1145
personnes, des deux sexes âgées de 15 ans à 58 ans dans la
ville de Parakou. L'échantillonnage a été en grappe à trois
degrés. Le profil épidémiologique des pratiquants de la
dépigmentation volontaire se résume alors en sujets de la
tranche d'âge de 15 ans à 34 ans (84,03% femmes) et (90%
hommes). Une prédominance féminine à 98,80% du total des
enquêtés faisant usage des produits cosmétiques
dépigmentants a été notée. Toutes les couches sociales
étaient concernées. Les différentes complications observées
sont dominées dans les 2 sexes notamment chez les femmes
par la dyschromie (30,98%), l'atrophie cutanée (27,44%),
l'acné (20,9%) et les vergetures (14,13%). Ces complications
apparaissent non négligeables et il semble important de
développer des stratégies visant à limiter l'usage de produits
dépigmentants. Une approche par une Communication pour
un Changement de Comportement (CCC) sera meilleure à
une tentative purement répressive.
