Conservation de l’agro-biodiversité dans les agro-systèmes de la chaîne de l’Atakora a Boukombe au Nord-Ouest du Bénin

Abstract

La pérennité de l’agro-biodiversité dépend de l’équilibre établi entre les populations d’espèces. Les objectifs de cette étude sont de déterminer les espèces végétales constituant l’agro-biodiversité sur la chaîne de l’Atakora et d’inventorier les techniques de conservation de cette agrobiodiversité. La démarche méthodologique adoptée comprend: le choix des sites pour la collecte des données à l’aide d’une carte et suivant des critères tels que le lieu de l’activité, la distance des villages par rapport au centre de la Commune de Boukombé et la principale activité économique, les interviews structurées et semis structurées et les sondages d’opinions par tranches d’âge. Les résultats montrent environ 20 espèces végétales caractérisant l’agro-biodiversité de cette Commune. Les plus dominantes sont : Parkia biglobosa R.Br. ex G.Don, Vitellaria paradoxa C.F.Gaertn., Blighia sapida (Koenig) et Adansonia digitata L. Il ne reste de la végétation originelle que sur 345 bosquets de forêts fétiches et 179 cimetières où existent encore quelques espèces forestières telles que Khaya senegalensis (Desr.) A. Juss., Ceiba pentandra (L.) Gaertn., Bombax buonopozense P. Beauv., Afzelia africana Sm., Borassus aethiopium Mart., Anogeissus leiocarpa (DC.) Gull. & Perr., et Tamarandus indica L. Les techniques culturales pratiquées sur les agro-systèmes sont : les associations de cultures, les systèmes de rotation, l’assolement et la monoculture. Ces pratiques entraînent la destruction de la végétation et par conséquent la raréfaction de certaines espèces comme Khaya senegalensis, Afzelia africana, Anogeissus leiocarpa. La destruction de la végétation favorise la dégradation des sols, l’érosion éolienne et pluviale qui élimine la mince couche d’humus.

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