Mesure des flux de CO2 et séquestration de carbone dans les écosystèmes terrestres ouest-africains (synthèse bibliographique)
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Introduction. En Afrique de l’Ouest comme ailleurs dans d’autres régions du monde, la préservation des écosystèmes
terrestres s’avère primordiale pour toute politique d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, en particulier du dioxyde
de carbone. Une évaluation pertinente de la contribution d’une région donnée au cycle global du carbone implique la nécessité
de raisonner en termes de bilan en considérant dans l’analyse tous les flux d’exportation et d’importation dans les écosystèmes.
Littérature. Une synthèse bibliographique, basée sur les résultats publiés ou non de quelques études ayant porté sur les
écosystèmes ouest-africains, a été conduite avec pour objectif principal d’évaluer l’importance des échanges de carbone
avec l’atmosphère. Il ressort que les flux de carbone présentent une importante variabilité spatiale, principalement liée à
la variabilité des conditions pédo-climatiques, des modes de gestion, des types de végétation et des formes d’usage des
écosystèmes. La pluviométrie moyenne annuelle apparait être le facteur principal contrôlant les échanges de carbone dans la
région. La variabilité spatiale de la photosynthèse explique 71 % de celle de cumuls annuels de NEE. Cet article confirme le
comportement de puits de carbone de l’ensemble des écosystèmes terrestres ouest-africains considérés avec une séquestration
moyenne annuelle de -2,0 ± 1,5 t C.ha-1 et fait apparaitre la nécessité d’améliorer la compréhension des mécanismes ou des
facteurs qui contrôlent les échanges de carbone entre les écosystèmes et l’atmosphère.
Conclusions. Considérant les résultats de quelques sites, il apparait nécessaire de poursuivre les mesures des flux de carbone à
l’échelle de l’écosystème sur le long terme afin de mieux apprécier leurs variabilités spatio-temporelles, notamment saisonnières
et inter-annuelles. Cet article met également en évidence la nécessité d’étendre les mesures d’eddy covariance dans la région et
à d’autres types de végétation de manière à faciliter des études de comparaison entre différents types d’écosystème. Ces études
permettront de suggérer des modes de gestion plus durables favorisant la séquestration de carbone tout en limitant les émissions
