L'autorité parentale en droit béninois de la famille
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Les rapports entre époux avant le Code béninois des personnes et de la famille étaient marqués par des relations d’autorité ou des relations hiérarchiques. La famille béninoise était organisée autour de l’existence d’un chef qui, était le premier responsable du « gouvernement de la famille ».
Les prérogatives attachées à la qualité de chef de famille étaient reconnues en droit béninois au mari à l’image des législations de plusieurs Etats africains, comme la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.
La loi n°2002-07 portant Code des personnes et de la famille, a introduit dans le droit béninois indiscutablement l’autorité parentale qui a redistribué les pouvoirs entre les conjoints. Le droit béninois de la famille caractérisé par le pluralisme juridique du fait de la coexistence du Coutumier du Dahomey et du Code civil version applicable au Bénin, a été profondément révisé et obéit désormais à un mouvement dialectique, marqué par des alternances de continuité et de discontinuité dans les rapports entre époux.
En effet, le droit béninois de la famille a supprimé les piliers ancestraux qui constituent le fondement de l’inégalité entre l’homme et la femme. C’est ce qui ressort de la consécration de la notion de l’autorité parentale en lieu et place de la puissance maritale qui était, l’un des piliers du droit béninois antérieur au Code des personnes et de la famille. L’autorité parentale consacrée établie une égalité des époux dans les rapports personnels et pécuniaires.
En dépit de la consécration de l’autorité parentale qui constitue le fondement de l’égalité des conjoints, il subsiste en droit béninois des personnes et de la famille, des reliques de l’ancienne puissance maritale antinomique à l’autorité parentale.
