PRODUCTION AGRICOLE ET SECURITE ALIMENTAIRE DANS LA COMMUNE D’AKPRO-MISSERETE AU SUD EST DU BENIN
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Dans les pays en développement comme le Bénin, la production agricole est destinée à la satisfaction des besoins
alimentaires de la population. Mais, les menaces climatiques et la poussée démographique entravent cette réalité et expose la
population au risque d’insécurité alimentaire notamment dans la Commune d’Akpro-Missérété. L’approche méthodologique
suivie comporte la recherche documentaire, la collecte des données relatives au régime pluviométrique de la commune
d’Akpro-Missérété sur la période allant de 1986 à 2016, les données statistiques ayant rapport avec les superficies emblavées
pour les produits agricoles les plus importants lors des campagnes agricoles de 2005 et 2018 dans la commune d’Akpro-
Missérété. De même, il a été analysé le bilan vivrier des principaux produits agricoles les plus cultivés pour la période allant
de 2014 à 2018.
Les résultats ainsi obtenus montrent que le bilan vivrier calculé sur la période allant de 2014 à 2018 dans la commune
d’Akpro-Missérété permet d’affrmer que cette commune connaît une autosuffisance alimentaire puisque la production agricole
permet de couvrir les besoins des populations du fait que toutes les cultures présentent des soldes vivriers positifs. De même,
il est observé une flambée des prix de première nécessité pendant la période de production (avril à juillet). Le riz (Oriza sativa)
par exemple est passé de 325 FCFA à 400 FCFA soit 19 % et a connu une diminution pendant la période de la récolte (aoûtseptembre).
Cette diminution des prix s’observe mieux au niveau de Vigna unguiculata (le niébé) dont le prix est passé de 500
FCFA à 400 FCFA soit 20 %. De plus, l’augmentation rapide de la population (53%), les perturbations climatiques (78%),
les techniques culturales archaïques (88%) et l’appauvrissement des sols (80%) conduisent à la baisse des rendements
agricoles. A cela, s’ajoutent les problèmes de conservation traditionnelle (63%), de commercialisation en herbe (65%) et le
bradage des cultures vivrières qui constituent des contraintes à la sécurité alimentaire dans cette Commune malgré les
multiples facteurs favorables à l’agriculture. De même, Pour pallier à ces facteurs de risque, il urge de former et d’encadrer
les paysans, de moderniser l’agriculture et les moyens de conservation des produits agricoles.
