LA FEMINISATION DU METIER DE JOURNALISME AU BENIN DE 1957 A NOS JOURS

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En 1957, Jeanne Yvonne Faladé, Aide-soignante de profession faisait, en tant que première femme, ses premiers pas au sein de la Radio « La voix du Dahomey » créée le 07 mars 1953. Elle est suivie d’autres femmes telles que l’institutrice Marie-Thérèse Gonçalves en 1964. Les premières femmes, pionnières du journalisme n’étaient donc pas des professionnelles. Il a fallu attendre l’année 1970 pour que les femmes professionnelles du métier comme Marie-Constance Egbo-Glèlè, Michelle Akan, Gisèle Adissoda fassent leur entrée dans le quatrième pouvoir, les médias. Ces dames faisaient leurs premières armes à la radio avant l’installation de la télévision nationale en 1972 et sa mise en service le 30 décembre 1978. Depuis la libéralisation du paysage médiatique au Bénin en 1997, le nombre de femmes journalistes ne cesse d’augmenter dans ce quatrième pouvoir hautement masculinisé. Est-ce en raison du déclassement ou de la dévalorisation du métier de journalisme ? Cette préoccupation nous a amené à s’intéresser au sujet. Dans cette perspective la recherche documentaire effectuée a d’abord conduit à consulter les écrits existant sur la question ensuite, à se rapprocher de quelques femmes journalistes en vue de les interroger pour atteindre notre objectif. Les informations recueillies et traités puis analysées montrent que les femmes sont aujourd’hui de plus en plus présentes sur les écrans des chaînes de télévision béninoises. Par exemple, « Golf Télévision » représente une chaîne par excellence où les femmes jouent les premiers rôles dans le paysage à l’écran. Elles dament ainsi le pion à leurs collègues hommes dans la présentation du journal parlé car elles sont quatre sur un total de cinq personnes à s’adonner à cet exercice quotidien. Cependant, ces nouvelles reines de l’audiovisuel sont des reines sans couronne. En effet, dans leur apparition à l’écran, elles sont le plus souvent limitées à la présentation du journal télévisé, considéré comme plus facile, et elles ne s’essayent pas à tort ou à raison dans l’animation de débat sur des thèmes politiques et économiques. Sur toutes les chaînes de télévision comme Canal 3, LC2 et même la chaîne mère, la télévision nationale de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin, nous avons plutôt l’image d’une femme présentatrice du journal parlé ou télévisé et non d’une femme animatrice de débats ou d’autres émissions plus délicates.

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