Logiques ambiguës dans la gestion participative de la forêt classée de Ouénou-Bénou dans la commune de Bembèrèkè (Bénin)

dc.contributor.authorBENON MONRA, Abdoulaye
dc.date.accessioned2026-06-02T16:06:57Z
dc.date.available2026-06-02T16:06:57Z
dc.date.issued2014
dc.description.abstractLa gestion décentralisée des aires classées est l’un des nouveaux sésames du développement. Elle est devenue la référence convenue du discours d’animation rurale. Diverses approches sont en cours dans certaines forêts, en vue d’intégrer les populations dans la gestion, de regrouper celles qui sont à l’intérieur des massifs classées et de les organiser en structures opérationnelles selon leur profession : agriculteurs, éleveurs, exploitants, forestier. Le Plan d’Aménagement Participatif est l’approche adoptée pour la gestion de la forêt classée de Ouénou-Bénou. Sous la pression des organismes du pouvoir central soucieux d’une « bonne gestion » des forêts classées, les tentatives de rationalisation de ce régime vont simultanément être l’occasion d’une confrontation et d’une accommodation entre une fraction de l’Etat et les collectivités locales, dans un contexte de décentralisation administrative et de nouveaux équilibres de pouvoirs. C’est dans ce contexte que la présente étude s’est intéressée aux logiques ambiguës ou « théories des contraires » observées dans le Plan d’Aménagement participatif de la forêt classée de Ouénou-Bénou. Les comportements développés par les acteurs en présence varient selon qu’ils soient exploitants ou surveillants de l’aire classée. L’approche utilisée est l’analyse stratégique basée sur la méthode qualitative. Les techniques de collecte des informations utilisées sont la recherche documentaire et l’entretien direct. Les données primaires ont été collectées sur la base du Plan d’Aménagement Participatif forestier de la Forêt Classée de Ouénou- Bénou entre 2009 et 2012. Les populations des trois villages (saouré, bérèkè-gando et orou-gbèru) observés à l’intérieur de la forêt ont été les informateurs potentiels. Il en ressort que les acteurs sont composés d’agriculteurs, d’agro-éleveurs, d’exploitants forestiers, d’agent des eaux et forêts et d’élus locaux dont les comportements pratiques diffèrent des closes théoriques retenues par la gestion participative de la forêt. Ceux-ci perçoivent différemment la fonction de la forêt Ouénou-Bénou, toute chose qui entraine des comportements qui se fondent sur des intérêts spécifiques avec pour corollaire la déforestation effrénée. Les jeux d’influence sont des facteurs influençant le non respect des closes de l’approche participative. De fait, la physionomie actuelle de cette forêt dépend donc des “habitudes” spatiales des villageois en matière d’usage. Ces habitudes se forment sur des critères relativement pragmatiques, tels que la distance à parcourir à partir des habitations, la connaissance que l’on a de la zone, et/ou la plus ou moins grande disponibilité, que celle-ci soit réelle ou anticipée, des ressources.
dc.identifier.otherBECDB-4116
dc.identifier.urihttps://dspace.uac.bj/handle/123456789/3945
dc.language.isofr
dc.relation.ispartofLes Annales de la FLASH, UAC
dc.subjectOuénou-Bénou
dc.subjectlogiques ambiguës
dc.subjectforêt classée
dc.subjectgestion participative
dc.subjectinteractions
dc.titleLogiques ambiguës dans la gestion participative de la forêt classée de Ouénou-Bénou dans la commune de Bembèrèkè (Bénin)
dc.typeArticle

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