L’EXPRESSION DU FANTASTIQUE DANS LA VÉNUS D’ILLE DE PROSPER MÉRIMÉE ET LA FLORAISON DES BAOBABS D’HILAIRE DOVONON

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Que peuvent avoir en commun un classique de la littérature fantastique du XIXe siècle français et un jeune écrivain béninois nourri à la source des traditions africaines et des récits qui véhiculent les mystères de l’Afrique profonde ? Le fantastique qui, dans son sens le plus courant, ne se laisse saisir dans un texte, qu’à travers les manifestations du surnaturel, sert de dénominateur commun aux deux nouvelles La Venus d’Ille de Prospère Mérimée et « Le vieil homme et la statuette d’ébène » d’Hilaire Dovonon. Mais de quelle manière ? Il faut partir du préalable suivant lequel l’irruption du surnaturel est un support convenu du fantastique. Il devient alors possible de postuler que le degré d’adhésion à l’événement surnaturel peut être influencé par différents facteurs socioculturels. Pour examiner ce postulat à partir des deux nouvelles, il sera nécessaire d’organiser la lecture en trois axes : d’abord en vue de relever les ressemblances et dissemblances autour desquelles s’articule l’analyse comparée ; ensuite pour signaler les éléments transversaux qui permettent de saisir la dimension universelle des motifs du fantastique ; enfin pour analyser la logique profonde du rapport au surnaturel en fonction des contextes signalés. Le dialogisme de Mikhaïl Bakhtine, les outils de l’analyse sociocritique ainsi que la théorie du fantastique selon Todorov, serviront de dispositif méthodologique pour mener à bien cette étude.

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