Harcèlement sexuel à l’Université d’Abomey-Calavi : pouvoir et faiblesse
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La violence dans les milieux éducatifs connaît plusieurs formes dont la violence basée sur le genre. Actuellement, la polémique sur le harcèlement sexuel et la corruption dans les instances de gestion des résultats académiques s’amplifie. Il se pose alors le problème de l’éthique professionnelle et de la sécurité de l’avenir des apprenantes et apprenants qui deviennent vulnérables. D’abord, il faut remarquer que la violence sexuelle est un phénomène complexe par la nature des personnes qui sont impliquées et le caractère pervers des moyens et stratégies utilisés. Ensuite, dans sa mise en œuvre, elle peut ne pas être unilatérale. Enfin, il n’est pas inenvisageable qu’une histoire de violence sexiste soit une trouvaille pour entacher l’honneur d’une autorité. On comprend alors avec L. Samson la double nature (passion et raison) de l’être humain qui, selon Ténin Diabaté Touré, cherche à utiliser la violence, à la fois comme langage de pouvoir et conséquence de la rencontre de l’altérité et de la différence. Dans cet ordre d’idées, la violence est donc perçue comme le résultat de l’affrontement des désirs dans les relations à autrui. Cette réflexion se propose d’aborder le sujet, dans une approche critique directe, en s’appuyant sur des théories philosophiques de la violence
