Contraintes liées à la mise en valeur agricole des bas-fonds dans la Commune de N’dali au Nord-Est du Bénin
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Les effets des changements climatiques,
de la pression démographique et le souci de
diversification de la production suscitent de plus
en plus de l’engouement pour l’exploitation des
terres inondables notamment les bas-fonds. Cet
article s’intéresse aux contraintes de mise en
valeur agricole des bas-fonds par les producteurs
agricoles de la commune de N’Dali.
Outre la recherche documentaire, les
investigations de terrain ont consisté à faire des
observations participantes directes et à collecter
des données qualitatives et quantitatives auprès
des acteurs. Ainsi, un échantillon de 150
exploitants répartis dans 5 arrondissements et
concernant 13 bas-fonds a été déterminé. En outre,
4 personnes ressources constituées des cadres en
charge de l’encadrement rural et de la Mairie ont
fait l’objet d’entretien. Le questionnaire et le guide
d’entretien élaborés à cet effet, ont constitué
l’essentiel des outils de collecte utilisés. Des
paramètres de la statistique descriptive et le Test
de concordance de Mann Kendall ont servi au
traitement des données collectées.
Les résultats indiquent que la mise en valeur
agricole des bas-fonds dans la Commune de N’dali
se heurte à plusieurs catégories de contraintes. Il
s’agit des contraintes hydro-climatiques à savoir
les inondations (67,30%) et les sécheresses
(22,6%) ; des contraintes biotiques qui se
matérialisent par les attaques de cultures par les
insectes et autres micro-organismes (39,1%) et la
destruction des plants par les animaux
domestiques (67,9%), les contraintes matérielles et
financières (73,40%), l’insuffisance de
l’encadrement technique (57,9%) et les contraintes
liées à l’approvisionnement des intrants
spécifiques aux produits cultivés (51,9%).
Isolément ou combinées, ces contraintes affectent
quantitativement (baisse de rendement et de
production) et qualitativement les productions
selon les témoignages de terrain. Face à ces
contraintes, des mesures endogènes sont prises par
les exploitants de bas-fonds. Parmi ces mesures,
on distingue la mise en place des systèmes
précaires de maîtrise d’eau, l’adoption de
nouvelles pratiques culturales, l’usage des
pesticides chimiques, la composition et l’usage des
pesticides biologiques, etc. Dans un contexte
climatique marqué par l’instabilité pluviométrique
associée au réchauffement thermique, il est
indispensable, au-delà des mesures d’adaptation
endogènes, de trouver des solutions durables afin
de promouvoir la diversification des cultures et
garantir la sécurité alimentaire dans la commune
de N’Dali.
