LA REEDUCATION DU NOIR : UN IMPERAIF POLITIQUE POUR UNE MEILLEURS PERFECTIBILITE DE SOI
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Il est impératif de rééduquer le noir si l’on veut espérer un développement humain (perfectibilité de soi) qui puisse conditionner le développement socio-économique et culturel. C’est un poncif aujourd’hui que de dire que l’éducation bernoise va mal : les différentes reformes du système éducatif, les forums nationaux de 2007 et 2014, ainsi que le PDDSE 2006-2015 et post 2015 semble ne servir à rien vu que chaque année, l’éducation béninoise s’enlise de plus en plus dans une médiocrité manifeste et consternante. Cet échec éducatif, imputable au bilan qu’on pourrait dresser du trentenaire de la conférence des forces vives de la nation, est à mettre en ligne avec l’éducation familiale et scolaire. Mais surtout, l’école, dans ce quelle a inculqué au citoyen de sa propre histoire via les manuels scolaires, l’a profondément dés-éduqué et c’est là que réside le drame de l’errance nationale. Il y a errance parce qu’il y a perdition de soi. Il y a errance à cause de ce que l’éducation coloniale et postcolonial ont fait du citoyen béninois, africain : un citoyen névrosé et traumatisé. Les traumatismes se transmettent par éducation et le système éducatif béninois est toujours traumatisant par son contenu qui nourrit et entretien le syndrome de Stockholm dont il souffre. Il est impératif d’en prendre conscience pour ensuite décider, ensemble d’en guérir. La connaissance de soi est un droit fondamental ; c’est par méconnaissance de soi que le noir se projette toujours dans les autres. Pour que cela change, Il faut changer le paradigme éducatif, d’où cette réflexion sur la rééducation du Noir à l’occasion du trentenaire des conférences nationales, par le biais d’une analyse essentiellement documentaire.
