Santé mentale des femmes détenues à la prison civile de Lomé

Abstract

But : Déterminer la prévalence des troubles psychiatriques chez les femmes incarcérées à la prison civile de Lomé. Méthodologie : Il s’agit d’une étude transversale, à visée descriptive réalisée à la prison civile de Lomé du 15 au 20 décembre 2016. Résultats : Au cours de la période d’étude, 67 femmes (3,87% de la population carcérale) étaient détenues à la prison civile de Lomé. Ces femmes détenues provenaient du Togo, du Ghana et du Nigér ia respectivement dans 44,3% ; 18,0% ; 13,1% des cas. Elles avaient le niveau collège, primaire respectivement dans 29,5% ; 23,0% des cas ; et 21,3% n’ont jamais été scolarisées. Les revendeuses représentaient 49,2% de l’échantillon. Elles étaient célibataires dans 31,15% des cas, mariées ou concubines dans 31,15% des cas, veuves dans 29,50% des cas et divorcées dans 8,20% des cas. 86,9% de ces femmes étaient des mères et avaient en moyenne chacune 3 enfants. La durée moyenne de l’incarcération a été de 22,8 mois. Le trafic de drogue a été le principal motif d’incarcération (50,8%) suivi de l’homicide et du vol (14,8% chacun). 4,9% des femmes détenues étaient alcoolo-dépendantes, 3,3% étaient dépendantes au cannabis et 3,3% étaient tabagiques. L’insomnie, l’irritabilité et la tristesse ont été les principaux symptômes soit respectivement 42,6%, 31,1% et 21,3%. 31,1% de ces femmes ont présenté un épisode dépressif et 14,8% un trouble anxieux. Conclusion. Les femmes sont peu représentées dans la population carcérale à Lomé. Il s’agit en règle d’adultes de faible niveau d’instruction. Le trafic de drogue, l’homicide et le vol sont les principaux motifs d’incarcération. Près de la moitié de ces femmes ont un trouble psychiatrique dépressif ou anxieux.

Description

Citation

Collections

Endorsement

Review

Supplemented By

Referenced By