L’ETHNIE, FACTEUR D’UNITE OU DE DIVISION POLITIQUES EN AFRIQUE : LE CAS DU BENIN DE 1951 A 2006
| dc.contributor.author | TOSSOU, MAKPÉHOU ROGATIEN | |
| dc.date.accessioned | 2026-06-02T16:06:57Z | |
| dc.date.available | 2026-06-02T16:06:57Z | |
| dc.date.issued | 2015 | |
| dc.description.abstract | L’espace géographique qui a vu naître la colonie du Dahomey et Dépendances par décret français le 22 juin 1894 était composé d’une diversité de peuples et d’ethnies vivant dans une autonomie relative. Ces peuples avaient sans succès, résisté au colonisateur français qui, dès le début du XIXème siècle, instaura un nouvel ordre de gestion politique jusqu’en 1945. A partir de 1946, la France a opéré des réformes institutionnelles et politiques permettant ainsi aux colonisés de se faire représenter dans les différentes assemblées de l’Union Française : au niveau métropolitain à Paris, au niveau fédéral à Dakar (pour l’AOF) et Brazzaville (pour l’AEF) et au niveau territorial, dans les colonies. Au Dahomey, cette représentation a donné lieu en 1947 à la création d’un seul parti, l’Union progressiste dahoméenne (UPD). Ce parti rassemblait tous les évolués dahoméens dans un même creuset sans distinction d’ethnie. Mais, en 1951, à la suite des divergences ethniques et des querelles personnelles, l’UPD s’éclata en trois formations politiques nées des cendres des trois grands royaumes du Bénin précolonial, au sud-est, au centre et au nord. De 1951 à 1972 et surtout à partir de l’indépendance du 1er août 1960, les premiers dirigeants dahoméens ont trouvé dans l’héritage ethnique ou ethnico-régional, l’un des fondements les plus immédiatement utilisables pour tenter de gouverner de façon durable. Après dix-sept ans (1972-1989) de monopartisme, le multipartisme revient sur la scène politique avec la Conférence nationale des forces vives de février 1990. La présente étude vise à montrer comment et pourquoi les dirigeants béninois trouvent dans le legs ethnique ou ethnico-régional, l’un des mobiles de gouvernance politique durable. La recherche documentaire effectuée à cet effet a permis de montrer qu’en République du Bénin, la dimension ethnique est une donnée fondamentale qui permet de situer la gouvernance politique entre 1951 et 2006. Cette réalité ethnique se manifeste à travers la création des partis politiques, les votes aux élections législatives et présidentielles dans les régimes démocratiques, la composition des gouvernements et des cabinets ministériels. En outre, l’ethnie, donnée fondamentale de l’union des fils et de développement d’une région, d’un pays, n’est pas une mauvaise chose. C’est son instrumentalisation par les intellectuels à des fins politiques qui constitue un danger à l’unité nationale. | |
| dc.identifier.other | ISBN : 978-343-05785-9 | |
| dc.identifier.other | BECDB-2965 | |
| dc.identifier.uri | https://dspace.uac.bj/handle/123456789/2956 | |
| dc.language.iso | fr | |
| dc.relation.ispartof | Ouvrage : Ethnies, Nations et développement en Afrique : quelle gouvernance? Actes du Colloque de Brazzaville (Congo) du 26 au 28 mai 2014. | |
| dc.subject | Ethnie - Unité - Division - Politique - Bénin. | |
| dc.title | L’ETHNIE, FACTEUR D’UNITE OU DE DIVISION POLITIQUES EN AFRIQUE : LE CAS DU BENIN DE 1951 A 2006 | |
| dc.type | Article |
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