Phylogenetics, integrative taxonomy and systematics of the Sesamia cretica species group (Lepidoptera: Noctuidae: Apameini: Sesamiina), with the description of 21 new species from the Afrotropical region
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Phylogénétique, taxonomie intégrative et systématique du groupe d’espèces Sesamia cretica (Lepidoptera :
Noctuidae : Apameini : Sesamiina), avec la description de 21 nouvelles espèces de la région afrotropicale. Dans cette
étude, 31 espèces de noctuelles foreuses appartenant au genre Sesamia Guenée, 1852 (Lepidoptera : Noctuidae : Noctuinae :
Apameini : Sesamiina) sont passées en revue. Toutes ces espèces sont assignées au groupe Sesamia cretica sensu Tams &
Bowden (1953). Sur la base des caractères génitaux, plusieurs sous-groupes sont définis. Neuf espèces appartiennent à un
complexe d’espèces définis comme le sous-groupe Sesamia albivena Hampson, 1902 ; il contient S. albivena, S. mocoensis
Tams & Bowden, 1953, n. stat., S. sudanensis Tams & Bowden, 1953, n. stat., S. taenioleuca (Wallengren, 1863) et cinq
nouvelles espèces qui sont décrites (S. aethiopica Le Ru n. sp. d’Ethiopie, S. kafulo Le Ru n. sp. du Botswana et de Zambie,
S. kavirondo Le Ru n. sp. du Kenya et d’Ouganda, S. maloukou Le Ru n. sp. de la République du Congo, et S. soyema Le Ru
n. sp.d’Ethiopie). Quatre espèces appartiennent à un complexe d’espèces définis comme le sous-groupe Sesamia cretica ; il
comprend S. cretica, S. rufescens Hampson, 1910, et deux nouvelles espèces qui sont décrites (S. ihambane Le Ru n. sp. du
Mozambique et de Tanzanie et S. kikuyuensis Le Ru n. sp. du Kenya) ; deux nouvelles synonymies sont proposées pour
Sesamia cretica : Nonagria uniformis Dudgeon 1905, n. syn. et Sesamia griselda Warren, 1913, n. syn. Dix espèces
appartiennent à un complexe d’espèces que nous définissons comme le sous-groupe Sesamia fuscifrontia Hampson,
1914; il comprend S. fuscifrontia, S. geyri (Strand, 1915) et huit nouvelles espèces qui sont décrites (S. babati Le Ru n.
sp. de Tanzanie, S. babessi Le Ru n. sp. du Cameroun et de Zambie, S. mabira Le Ru n. sp. d’Ouganda, S. nangaensis
Le Ru n. sp. du Cameroun et de la République du Congo, S. rungwa Le Ru n. sp. de Tanzanie, S. simillima Le Ru n. sp.
d’Ouganda, S. taveta Le Ru n. sp. du Kenya et S. ulaukae Le Ru n. sp. d’Ethiopie). Une espèce appartient à un
complexe d’espèces définis comme le sous-groupe Sesamia salama Le Ru n. sp. ; il se compose de S. salama Le Ru n.
sp. du Kenya et une autre espèce de Sesamia non décrite d’Afrique du Sud. Une espèce appartient à un complexe
d’espèces définis comme le sous-groupe Sesamia viettei Rungs, 1954. Six espèces appartiennent à un complexe
d’espèces définis comme le sous-groupe Sesamia wiltshirei Rungs, 1963 ; il regroupe S. wiltshirei et cinq nouvelles
espèces qui sont décrites (S. djenoensis Le Ru n. sp. de la République du Congo, S. inexpectata Le Ru n. sp. d’Afrique
du Sud et de Zambie, S. lefini Le Ru n. sp. de la République du Congo, S. echinochloa Le Ru n. sp. du Botswana, du
Kenya, du Mozambique, d’Afrique du Sud, de Tanzanie et de Zambie et S. rindini Le Ru n. sp. de Tanzanie). Une
description supplémentaire des espèces déjà décrites est donnée. De nouvelles informations concernant les plantes hôtes
sont également fournies pour 11 espèces du groupe S. cretica. Pour compléter l’étude morphologique, des analyses
phylogénétiques et moléculaires de délimitation d’espèces ont été également conduites sur un jeu de données
moléculaires multimarqueurs (quatre gènes mitochondriaux et deux gènes nucléaires) comprenant 144 spécimens
représentant 35 espèces (dont 25 espèces du groupe S. cretica). Les analyses moléculaires fournissent un cadre
phylogénétique robuste pour les espèces d’intérêt, lesquelles sont toutes retrouvées monophylétiques. Les analyses
moléculaires de délimitation des espèces supportent également le statut d’espèce de presque toutes les espèces
échantillonnées. Fait intéressant, la reconstruction phylogénétique indique que le groupe S. cretica et le sous-groupe
S. fuscifrontia sont tous deux paraphylétiques ; cela indique que, bien qu’étant très informatifs, les caractères génitaux
choisis chez le genre Sesamia ne sont pas tous des synapomorphies.
