LE CONTRAT DE COMMERCE INTERNATIONAL, SOURCE CONTESTABLE DU DROIT
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Une bonne partie de la doctrine juridique semble
admettre le contrat de commerce international
comme source du droit. Pourtant, plusieurs éléments
pertinents intrinsèques et même extrinsèques
au contrat de commerce international
conduisent à contester sa qualité de source du
droit. En effet, s’il est possible de retenir qu’il crée
des normes, celles-ci sont en opposition avec les
critères habituels et les spécificités de la loi. En
recherchant des critères d’acceptabilité auprès
de la jurisprudence, l’arrimage reste difficile notamment
en raison de ce que les parties se tourneront
souvent vers une juridiction arbitrale qui
saura leur garantir la non-diffusion du litige et du
contrat ; une recherche de confidentialité et de secret
qui n’est pas de nature à susciter la naissance
d’une force créatrice du droit. Le rôle d’influenceur
de la doctrine s’en voit ainsi compromis puisqu’il
faut que le contrat établi soit connu pour que la
doctrine veuille, par son influence toucher le législateur
à ce propos. Bref, dans l’ordre juridique
interne, le contrat de commerce international, est
contesté en tant que source du droit. La lex mercatoria
ne semble pas non plus porter un meilleur
écho à la thèse du contrat de commerce international
comme source du droit. D’ailleurs, de nombreuses
controverses remettent en cause sa qualité
d’ordre juridique. Et si les pratiques contractuelles
internationales organisées ou relativement spontanées
sont d’une grande richesse inventive, elles ne
semblent pas suffisantes pour alimenter une vraie
théorie des sources mercatiques. La juridicité de
la lex mercatoria étant contestée, il n’est possible
d’y trouver une source du droit que dans l’hypothèse
d’une juridicité propre à la lex mercatoria. Et
l’émancipation de la lex mercatoria par rapport à
l’ordre juridique national et international semble se
confirmer.
