Puissance publique et développement portuaire : le cas de Cotonou (Bénin)

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Le port de Cotonou est l’héritier du wharf colonial, considéré alors comme un outil stratégique pour la conquête et la mise en valeur du territoire, y compris celui des terres enclavées de l’intérieur du continent. D’importants capitaux ont été injectés pour adapter les infrastructures au volume croissant des trafics. Ce chapitre vise à une meilleure connaissance de la politique d’investissement de la puissance publique dans le transport maritime au Bénin depuis l’époque coloniales jusqu’à nos jours. Pour ce faire, des sources et ressources bibliographiques ont été consultées au Ministère chargés des travaux publics et des transports et au ministère des finances. Les données tirées de ces documents ont été croisées avec les statistiques engrangées dans les directions techniques compétentes et les informations recueillies lors des entrevues accordées par des acteurs en responsabilité. De l’analyse, il ressort que de la période coloniale jusqu’à nos jours, les installations portuaires érigées sur la cote béninoise ont régulièrement aménagées pour répondre aux besoins. De nombreux programmes ont été financés, à cet effet, par les pouvoirs publics, des partenaires extérieurs au Bénin, des opérateurs privés. De l’installation du wharf jusqu’à la mise en service du port de Cotonou, environ 8 milliards du francs CFA ont été investis par la puissance publique. Ces investissements ont triplé depuis l’indépendance du pays. Cependant l’activité du port profite davantage aux opérateurs mondialisés qu’aux opérateurs locaux. Il faut en chercher l’explication dans la virulente concurrence à laquelle ce port reste confrontée sur la rangée ouest-africaine, concurrence qui appelle des investissements plus lourds et supérieurs aux moyens mobilisés sur place.

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