Conflit d'interprétation au sujet du premier tremblement de terre connu au royaume de Dan-xomè Le « nomos » ou laforce constitutionnelle de la coutume
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Résumé
Contrairement à ce que certains pourraient penser, l'absence de loi écrite
n'implique pas ipso facto l'absence de tout principe. Bien au contraire, la
tradition peut bien se révéler plus contraignante que la loi écrite. D'ailleurs,
Ù l'époque où nous nous situons ici, les gens n'avaient pas encore appris à
interpréter en leur faveur et à expliquer d'une manière commode à leur
position les augures et les messages des ancêtres. Ce détournement du
message divin, et que dénonçait déjà Nicolas Machiavel, ne pouvait
nullement prospérer dans le royaume de Dan-Xomè. Le respect de la
tradition est le socle mène de la cohésion du royaume de Dan-Xomè. La
tradition et les « Gbè-sou », les lois de la nature, constituent des sources de
référence aux comportements socio-politique, administratif, religieux, moral
et judiciaire des différentes classes sociales de ce royaume. Les Européens,
qui voulurent abuser de la bonne du roi Kpingla de Dan-Xomè au sujet du
premier tremblement de terre connu dans ce pays, ont pu apprécier le poids
de la tradition dans les prises de décision des monarques de ce royaume.
Cette étude se propose donc d'examiner dans un premier temps le conflit
d'interprétation entre les Européens vivant à Ouidah et le roi Kpingla à
propos de ce premier tremblement de terre connu au royaume de Dan-Xomè
d'une part, et d'autre part, comment la tradition a force de loi. Ce qui n'est
guère étonnant, puisque la tradition est en même temps en grec le «ll0I170S »
qui a donné territoire, division administrative, province, pâturage, norme et
enfin loi pour le vivre en commun et la bonne gouvernance comme
~ 'examinera cette étude.
Mots clés: Coutume, Dan-Xomè, loi, 1701110S, tradition, tremblement de
terre.
