Données socio-démographiques, diagnostiques et thérapeutiques des cancers du larynx à Cotonou
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Introduction : Le cancer du larynx reste l’un des plus fréquents cancers des voies aéro-digestives supérieures. Le but de cette étude était de déterminer les caractéristiques socio-démographiques, diagnostiques et thérapeutiques de ces cancers au Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou (CNHU).
Matériel et méthode : enquête descriptive et analytique réalisée dans le service d’ORL du CNHU entre le 1er Janvier 2006 et le 31 Décembre 2015. Elle a concerné les nouveaux cas de cancer du larynx recensés dans la période d’étude.
Résultat : en 10 ans, 14 cas ont été enregistrés soit une prévalence de 4,1 cas par an. Parmi les observations dépouillées, 14 étaient exploitables. L’âge moyen des patients était de 57,92 ans ± 12,25 ans avec des extrêmes de 38 ans et 80 ans. Un sujet était de sexe féminin et les 13 autres étaient de sexe masculin. Les principaux facteurs de risque notés étaient l’exposition professionnelle à la poussière : 7 cas, la consommation de tabac : 5 cas et la consommation d’alcool : 2 cas. Les signes d’appel prédominants étaient la dysphonie : 14 cas, la dyspnée : 11 cas et la dysphagie : 8 cas. Le délai entre le début de la symptomatologie et la première consultation ORL variait de 3 mois et 420 mois avec une moyenne de 48,5 mois. Les tumeurs bourgeonnantes et les tumeurs infiltrantes étaient les plus notées à la nasofibroscopie avec des proportions respectives de 7 et 4. La lésion a concerné les 3 étages du larynx dans 11 cas. Des adénopathies cervicales ont été enregistrées dans 7 cas. Tous les patients présentaient des troubles de la mobilité des cordes vocales. Des adénopathies cervicales ont été signalées chez 7 patients. L’examen anatomopathologique des pièces de biopsie laryngée a permis d’objectiver 12 cas de carcinome épidermoïde et 2 cas d’adénocarcinome. La chirurgie est le principal moyen thérapeutique utilisé. La survie est faible.
Conclusion : les cancers du larynx sont souvent vus au stade tardif dans notre contexte. La dysphonie en est le maître symptôme. L’arsenal thérapeutique mérite d’être renforcé en vue d’améliorer la survie des patients.
