CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES DES POPULATIONS DES DEPARTEMENTS DE L’ATLANTIQUE, DU BORGOU ET DU ZOU AU BENIN, FACE A LA PROPAGATION DES FIEVRES HEMORRAGIQUES VIRALES LASSA.
Abstract
Depuis 1969, l’Afrique a connu la survenue de la
fièvre hémorragique due à un aréna Virus dénommé Virus de
Lassa. Cette dernière caractérisée par une forte fièvre
hémorragique a été identifiée pour la première fois au Nigéria.
Le Bénin a connu son premier cas en 2014 et dès lors, des
successions d’épidémies surtout dans la région septentrionale
du pays ont été enregistrées. Afin de décrire les Connaissances, Attitudes et Pratiques des populations, une
approche pluridisciplinaire a été nécessaire. Ainsi, la
méthodologie adoptée s’appuie sur une étude transversale
descriptive à deux volets quantitative et qualitative, une
méthode probabiliste à technique d’échantillonnage
‘’Schwartz (1995)’’. En ce qui concerne l’analyse des
données, le modèle théorique élargi ‘’Une seule santé’’ sur la
transmission des zoonoses et le test de χ2 d’homogénéité de
Fisher ont été utilisés. Au total, 402 personnes en population
et trois parents proches des cas guéris/ morts ont été
investigués. L’identification des enquêtés est faite dans les
départements du Borgou, de l’Atlantique et du Zou comme
cadre de l’étude. La majorité des 402 enquêtés (80 %) vit dans des
ménages caractérisés de ‘’Pauvres’’ dont le tiers est
commerçant. Globalement, 34,6 % de la population a un
‘’bon niveau de connaissance’’. Les enquêtés du département
du Borgou (91,8 %) ont une ‘’bonne connaissance générale’’
de la transmission que ceux des autres départements. Presque
tous les enquêtés (91,3 %) pensent que la maladie est grave
avec des représentations dont le langage évoque la ‘’peur’’, la
‘’mort’’. En revanche, seulement 19 % des enquêtés adoptent les pratiques souhaitées. Par ailleurs, l’analyse multivariée
confirme que ceux qui fréquentent le département du Borgou
ont trois fois plus de risque ‘’chance’’ de contracter le Virus
de Lassa avec un Odds Ratio=3.14 ; pendant que les moyens
de déplacement les plus utilisés sont la moto 70,14 %, la
voiture 68,90 % et le bus 24,84 %.
Une intégration systématique d’un plan de lutte contre
les infections virales basé sur le Modèle de Gouvernance du
Développement Amélioré est suggérée. Cette intégration
devra viser le renforcement des plateaux techniques de
certains centres stratégiques à l’instar de celui de Papané, dans
la commune de Tchaourou. De même, l’équipement des
postes de santé avancés au niveau des centres de Kassouala,
Kabo Tandou et le renforcement de la sécurité sanitaire au
niveau des frontières reste indispensables pour une lutte
efficace.
