Morbidité et la mortalité par cancers dans le service de Médecine Interne au CNHU-HKM de Cotonou de 2002 A 2007
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Introduction : Le cancer est la deuxième cause de décès dans les pays industrialisés après les affections cardiovasculaires. L’Afrique subsaharienne paie un lourd tribut au cancer : 502.000 cas ont été recensés en 2002 avec 412.000 décès. Au Bénin, les différents travaux sur les cancers ont abordé les aspects épidémio-logiques et thérapeutiques. Dans le Service de Médecine Interne, la fréquence du cancer va de 2.6% en 1983 à plus de 14% en 2003.
Objectif : Evaluer la morbidité et la mortalité liées au cancer dans le Service de Médecine Interne du CNHU-HKM de Cotonou.
Méthodes : Etude rétrospective, descriptive et analytique menée sur 5 ans, portant sur tous les cas de can-cer reçus dans le service, dont le diagnostic a été clinique, radiologique et surtout anatomopathologique. La collecte a été faite à l’aide d’une fiche d’enquête. Les données enregistrées ont été traitées puis analysées avec le logiciel Epi info version 4.3. Les tests de Khi2 et de FISCHER ont été utilisés pour la comparaison des résultats avec un seuil de signification < 5%. La classification TNM a été utilisée pour les tumeurs so-lides et celle d’Ann Abor pour les lymphomes malins.
Résultats : Sur 2020 patients hospitalisés, il y a eu 344 cas de cancer soit une prévalence hospitalière de 17%. La sex-ratio H/F était de 0,41. L’âge moyen des patients 46,26±17,64. La première localisation primitive des cancers étaient les seins 119 (34,6%), puis les cancers digestifs 66 (19,2%). Parmi les 344 patients, 170 (49,4%) ont pu avoir une preuve histologique. Cinquante-sept (57) patients (33,5%) étaient reçus au stade III, et 63 (37,1%) stade IV du cancer. Quarante-trois patients (25,7%) étaient décédés sur les 170. La cause la plus fréquente de décès était la progression tumorale. La létalité était de 100% pour les cancers de la pros-tate.
Conclusion : Le cancer est une maladie grave. Le recours tardif aux soins, rend le pronostic sombre. Une sensibilisation de la population sur les différents signes des cancers et le recours précoces aux centres de soins s’avère nécessaire
