PERTURBATIONS PLUVIOMETRIQUES DE LA SECONDE SAISON AGRICOLE DANS LE DEPARTEMENT DES COLLINES AU BENIN
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Dans les départements des Collines les
activités agricoles se déroulent en deux saisons.
Les productions de seconde saison agricole
revêtent une importance capitale pour les paysans
dans la mesure où elles sont consommées pendant
la période de soudure alimentaire et utilisées
comme semence pour la campagne agricole
suivante. Dans un contexte d’agriculture
essentiellement pluviale, toute perturbation
pluviométrique de cette saison engendre forcément
des conséquences agricoles et socioéconomiques
négatives pour les paysans.
Les données pluviométriques journalières de 4
stations ou postes pluviométriques extraites du
fichier de l’ASCENA-Cotonou et couvrant la
période 1951-2005. De même des informations sur
les perceptions paysannes obtenues auprès de 120 producteurs au cours des enquêtes de terrain, ont
été utilisées. Les outils statistiques (fréquence,
pourcentage, tableaux, illustrations graphiques, le
test de concordance de Man Kendall) ont été mis à
contribution pour le traitement des données et
informations.
La durée moyenne de la seconde saison agricole
varie entre 56 et 61 jours et est marquée par une
forte variabilité qui se manifeste par un arrêt
précoce (la probabilité de 8 années sur 10
correspond partout à un arrêt précoce),
l’apparition des séquences pluviométriques sèches
au cours de la saison agricole (22 à 31 % des
années) sans oublier les démarrages tardifs qui
surviennent par moments. Ces aléas perturbent le
calendrier agricole traditionnel des paysans et
affecte négativement la seconde campagne
agricole. Le maïs et l’arachide ont été cités par les
52 % des producteurs interrogés comme des
cultures les plus vulnérables à ces perturbations.
Les mesures adaptatives se rapportent
essentiellement à l’adoption des cultures à cycle
court (82 %) aux semis précoces (71 %), à
l’utilisation des engrais chimiques (50 %) et à
l’exploitation des bas-fonds (44 %). Les propositions faites se rapportent à la mise en place
des variétés culturales plus adaptées et la
définition d’un calendrier agricole plus approprié.
